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 Lirrysm sur lausséhan - Lyrisme sur l'océan (Gol & Cale)

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Satan
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Humeur : Mwahahahahaha !!!

MessageSujet: Lirrysm sur lausséhan - Lyrisme sur l'océan (Gol & Cale)   Ven 26 Sep - 18:27

Warning lemon :
Attention, les posts de ce RP contiendront des scènes passablement choquantes qui ne devraient pas être lues par les âmes sensibles de moins de 16 ans.
Ces scènes seront placées sous SPOILERS, avec la mention « Warning lemon ahead »
Le RP peut être lu, apprécié et compris sans les lemons.
Si vous êtes aisément choqué par les pratiques sexuelles libres de deux personnes consentantes, passez votre chemin.
Cordialement,
Satan

...



Le ciel gris déroulait ses lourds nuages chargés d'orage
La brise marine gonflait puissamment les voiles et le Pacte volait sur les vagues.
Une tempête se préparait.

Adossé au bastingage, Cale laissait dériver son regard sur la mer anthracite.
À se perdre au creux des vagues, ses iris bleu-grises prenaient une dangereuse teinte sombre.
Une tempête se préparait, mais jamais elle ne pourrait approcher le chaos qui agitait son esprit.

***
Cinq jours plus tôt :

Cale marchait d’un bon pas dans les ruelles sordides des quartiers du port. Il avait encore sur la langue l’arôme entêtant de la liqueur de prune que le vieux Scool distillait à l’Hydre de Mer.

Il n’était pas encore bourré, loin s’en fallait… mais empreint d’une certaine ivresse, certainement. D’ailleurs, il était temps d’aller se pieuter. Il aurait bien le temps de revenir goûter à cette délicieuse liqueur de prune demain. Voire même après-demain et le reste de la semaine, pourquoi pas.

Cale marchait donc entre les ruelles étroites et tortueuses, silhouette imposante bien que très légèrement – mais vraiment presque imperceptiblement – vacillante que nul détrousseur empreint d’une once de bon sens n’aurait songé à … et bien… détrousser.  Se fiant à son sens de l’orientation pour retrouver le chemin du port, il avançait d’un pas plutôt léger. Ce ne fut qu’au bout de quatre ou cinq croisements qui l’amenèrent dans des ruelles de plus en plus mal famées, qu’il se rendit compte qu’il s’était trompé d’embranchement.

Le mercenaire ralentit. Il ne connaissait ces ruelles que de réputation et, bien qu’il ne les ait que très rarement arpentées, il pouvait assurer qu’elles méritaient largement une réputation bien pire. Il ne craignait pas particulièrement les ruelles sombres ou leurs habitants – il avait étripé bien pire que deux-trois soûlards en vadrouille – mais bon, ce n’était guère un endroit propice à la détente. Quant à s’y retrouver, c’était une tâche un brin trop complexe à cette heure avancée – pas autant que son état d’ébriété, mais tout de même – pour qu’il soit en mesure de rentrer se piauler sans aide.

Soupirant un instant, il se mit en quête d’une âme charitable et elle-même pas trop beurrée – il n’était de toute façon pas très regardant – qui pourrait lui indiquer le chemin du port.

Des grognements bas et des bruits de cris étouffés atteignirent ses oreilles. Cela sonnait comme… des ennuis.

Changeant immédiatement de direction, Cale s’engouffra dans la ruelle sombre, à la recherche de la source des bruits. Ses pas envoyèrent des éclaboussures brunâtres contre une pile de caisses lorsqu’il la contourna et, soudain, il se figea. Sous ses yeux, deux marins passablement éméchés s’apprêtaient à s’offrir les faveurs d’une jeune femme qui se débattait entre leurs mains. L’un lui tordait les bras dans le dos tandis que l’autre, ayant relevé sa jupe, cherchait à lui écarter les jambes.

Cale ne réfléchit même pas.

Son coup de poing atteignit le plus proche, l’envoyant s’écraser contre un mur où il s’affaissa. L’autre resta médusé quelques secondes avant de projeter violemment la fille contre l’empilement de caisses vides et tira un long coutelas du fourreau accroché à sa ceinture, apparemment décidé à régler ça dans le sang.

Cale saisit la garde de
Rage, à son épaule gauche, et attendit, prêt à dégainer, sans lâcher un seul instant son adversaire des yeux.

Ils se défièrent du regard pendant quelques longues minutes de tension,  jaugeant mutuellement le danger que représentait l’autre, avant que le marin ne finisse par renoncer. Avec des gestes lents, l’homme rangea son arme et disparut à reculons entre les ombres de la ruelle.

Cale se détendit légèrement. La lame d’un couteau fila vers sa gorge il ne dut qu’à un prodigieux instinct de ne pas finir décapité. L’autre marin avait rampé derrière lui avant de se relever et de l’attaquer en traître.
Cale n’attendit pas la deuxième attaque.

Rage fendit l’air.

Une profonde surprise se peignit sur les traits de l’homme ivre alors qu’il portait la main à sa gorge et la retirait couverte de sang. Ses yeux revinrent se poser sur le mercenaire alors qu’il s’affaissait lentement, et il proféra une dernière phrase qui se noya dans d’immondes gargouillis.

Cale donna un petit coup de pied au cadavre et, arrachant en partie la manche du mort, il se fit un chiffon dont il essuya consciencieusement son sabre avant de s’agenouiller auprès de sa victime et de lui faire tranquillement les poches.

Il en tira une bourse contenant une dizaine de piécettes de cuivre qu’il attacha à sa ceinture. Puis il ferma les yeux du mort et, se détournant du cadavre, s’approcha lentement de la fille, prostrée contre le mur.

"Ça va ?"demanda-t-il doucement en s’agenouillant à côté d’elle.

Pas de réponse.
Il tendit doucement la main vers elle et effleura son épaule. La fille sursauta violement et se plaqua contre le mur pour échapper au contact. De petits sanglots étranglés secouaient sa poitrine par spasmes.

Cale soupira.
Il avait devant lui un animal terrifié.

"N’aie pas peur", souffla-t-il de sa voix la plus douce, "J’vais pas t’faire de mal."

Il attendit que ses mots atteignent la jeune femme avant de reprendre :

"C’est fini. J’te veux aucun mal, petite. Aucun mal. Tout va bien, n’aie pas peur."

À nouveau, il posa sa main sur l’épaule de la fille et, cette fois-ci, elle se laissa toucher.

"C’est fini" continua-t-il de marmonner comme une litanie, "N’aie pas peur. Ça va aller. C’est fini."

Peu à peu, les sanglots s’apaisèrent. Faisant un rapide tour d’horizon, Cale s’assura qu’ils étaient toujours seuls dans la ruelle et que le compagnon de son infortunée victime n’était pas allé chercher les Autorités ou pire, des renforts. Il tendit l’oreille mais ne décela rien.

Le lieu était tout de même loin d’être sûr.
Se penchant sur la jeune femme, il passa le bras sous ses épaules :

"Y faut pas rester ici" lui souffla-t-il à l’oreille "Viens, c’est dangereux d’trainer dans l’coin."

L’aidant à se relever – et faisant mine de ne pas remarquer la façon dont elle s’était raidie quand il s’était rapproché d’elle – il l’entraîna hors de la ruelle tout en la soutenant à moitié.

Une fois à ce qu’il considéra une distance à peu près sûre de l’endroit, il se tourna vers elle et lui demanda :

"Où t’habites ? J’vais t’ramener chez toi."

Elle le contempla, un peu hébétée, durant quelques secondes avant de se pointer du doigt une direction :

"Au sud du quartier des Tanneurs" indiqua-t-elle d’une toute petite voix "Près de la mer."

Près de la mer ? Voilà qui l’arrangeait.

"J'te suis" répondit-il sur un ton qui ne souffrait aucune contradiction.

Ils marchèrent en silence, les rues sombres et silencieuses se déroulant lentement sous leurs pas. De temps en temps, ils croisaient une silhouette furtive qui, à leur approche, se dissimulait entre les ombres. Quelques marins, groupés en petites grappes à la sortie des tavernes tournaient la tête à leur passage. En apercevant les courbes féminines de sa protégée, ils entamaient parfois un commentaire grivois qui se taisait subitement quand leur regard se posait sur l’allure menaçante de Cale.
La lueur dispensée par les fenêtres des quelques tavernes qu’ils croisaient parfois était chiche, mais elle lui permit d’observer à loisir la jeune femme.

Elle lui plaisait.

Des formes agréables, malgré sa petite taille – elle ne lui arrivait même pas à l’épaule. Un peu trop maigre, peut-être. La peau hâlée par le soleil – mais pas autant que la sienne – et des cheveux sombres et luisants qui cascadaient dans son dos. Un visage aux traits droits, des yeux noirs ou bruns, en amande, entourés de longs cils.

Dommage que ces yeux – quand ils croisaient furtivement les siens avant de se détourner aussi rapidement qu’ils étaient venus – soient emplis de crainte. Crainte qui pouvait aussi se lire dans sa démarche raide et la façon dont elle se mordillait la lèvre. Tout dans sa démarche indiquait la peur et Cale ne comprenait pas.

Était-ce lui qu’elle craignait ? D’accord, il était effrayant. Et il avait tué un homme juste sous ses yeux. Sans marquer la moindre hésitation. Mais, s’il avait voulu s’en prendre à elle, il l’aurait déjà fait dans la ruelle. Il ne se serait pas embêté à attendre qu’elle soit rentrée chez elle.
Ou alors, elle s’imaginait qu’il allait lui sauter dessus pour la violer dès qu’ils auraient franchi sa porte. Ou qu’il allait exiger d’elle, qu’elle se donne à lui, puisqu’il l’avait sauvée.
Absolument ridicule.

Bien sûr, il n’était de loin pas contre l’idée de prendre un peu de bon temps avec cette jeune femme – d’autant qu’elle était plus qu’attirante – mais il n’allait pas la forcer. Et encore moins après ce qu'elle avait vécu.


***

Un embrun plus téméraire que les autres escalada la coque et Cale revint brutalement au présent. Il jeta un regard agacé à la mer avant de le laisser glisser sur le pont, espérant se replonger dans ses souvenirs.

Ses yeux glissèrent sur les marins qui s'affairaient, sur les rouleaux de cordes, les empilements de tonneaux derrière lesquels la forme accroupie de la crevette se dessinait.

Cale allait reporter son attention sur les nuages qui s'amoncelaient quand une idée de génie lui traversa l'esprit.

Le tonnerre résonna dans le lointain et un mince sourire se dessina sur ses lèvres.
Il savait ce qu'il lui fallait.
Restait à savoir comment l'obtenir.


...

Wouah, quel long post. Le prochain le sera moins, normalement.
Normalement.
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Sohlaly
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MessageSujet: Re: Lirrysm sur lausséhan - Lyrisme sur l'océan (Gol & Cale)   Ven 17 Oct - 11:44

Je suis fan de tes Warnings, Sat'...
Et non, avec Gol, pas de Lemon. Navrée.



jour 15
À mes chères mémoires,
Lecteur avisé qui trouvera ce document, voici la quinzième page que j'écris. Ce cahier reste durement ficelé pour que nul sur ce bateau ne puisse l'ouvrir - à tel point que je me blesse les mains à chaque fois que je tente d'en reprendre l'écriture. Ce qui, finalement, est un peu idiot, vu que personne ne l'a jamais trouvé, dans la cachette où je le laisse, et qu'à fortiori il semblerait que nul ne soit réellement capable de lire aisément. Mais cacher ainsi mes appartenance est si excitant que je ne cesserai pas. -

La vie sur le bateau n'est pas chose aisée. L’hygiène, la nourriture, l'effort sont des choses dont je me passerai bien. Il n'y a rien de raffiné, ici, pas même le fromage qui empeste dans les cales. Au passage, il est à noter que nous disposons de plus de tonneaux d'alcools que de pommes de terres - dont mon palais commence sérieusement à se fatiguer. Mais j'endure en silence, vaillant, courageux, me sentant plus fort de tête, à défaut de corps - chaque jour.

Concernant mes camarades, j'apprends encore à les connaître. Je ne croise notre valeureux capitaine que rarement, mais je ne m'en plains pas, il m'impressionne. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce rustre de Cale, d'ailleurs. Je l'ai dit plus tôt sur ces pages, cette créature m'a ''pris en grippe'', comme on dit ici. Qu'il me traite de Crevette ou d'endive est vexant, inacceptable.
Je m’inquiète pour la suite.
Je cherche à me convaincre qu'il s'agit là d'un bizutage nécessaire duquel je sortirai, une fois de plus, plus fort. Mais j'avoue m'arranger pour ne pas le croiser souvent.

à ma liste de choses à faire, il me faut ajouter un détail:
- Me faire pousser une aussi belle moustache que Fabuleuse-Moustache
- Ne jamais faire savoir quel est mon nom - note: je devrais cesser de l'écrire ici, au cas où on trouverait ce journal.
- Rendre à Esvir les vêtements que je lui ai gâté (sous peine de mort)
- Ne jamais marcher sur Skouick Junior sous peine de mort
- M'offrir un livre de recette de pommes de Terre pour varier les plaisirs
-...

Journal. J'écrirais la suite de cette terrible liste plus tard - je remarque au passage que les menaces de mort ne décroissent pas. Je sens qu'on rode autour de moi et... Oui! Je viens de lever les yeux du papier pour vérifier, et j'ai vu passer l'imposante ombre de Cale qui, tel un lion en cage, fait les cent pas dans les parages. Je ferais bien d'arrêter d'écrire, car....


Car il se faisait soudainement attraper par le col et soulever au dessus du sol, comme si, petit Icare qu'il avait toujours voulu être, il s'envolait dans les airs.
Il se retourna... pour se retrouver nez à nez avec le mastodonte.
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