Yaarh ! Lancez vous à l'eau ! Venez incarner un pirate, une Autorité ou un citoyen.
 

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 Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés

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Sohlaly
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MessageSujet: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Lun 1 Sep - 20:52

Ses lourdes bottes raisonnaient contre le parquais à la propreté nette et lisse. Sa veste, boutonnée et droite, serrait son dos et dessinait sa musculature qui évoluait sous le tissu à chacun de ses mouvements.

Le fourreau de son épée battait doucement sa jambe au rythme de ses enjambées, ses épaulettes se balançaient de même. Le visage figé en une expression rigide, il avançait.

Il ne s’arrêta pas devant la grande glace, il n’en avait pas besoin pour savoir que son image était parfaite. L’ordre, l’organisation et la sévérité étaient ses maîtres mots. S’il avait de l’intolérance envers ses hommes, il se devait d’en avoir envers lui aussi. Un bon commandant était un exemple pour ses troupes.

Un bon Amiral se devait de l’être doublement.

Le cuir de ses bottes ne ralentissait pas sa vive avancée. Chaque fois qu’un de ses pieds touchait le sol, c’était un ordre de plus qui résonnait silencieusement. Chaque mètre parcourut était un élément supplémentaire ajouté à sa liste mentale. Chaque muscle frémissant était une menace pour l’avenir.

Car on venait de lui annoncer la nouvelle. Il venait de prendre connaissance de l’importance future de son rôle.

Un sourire fugitif se glissa sur ses lèvres. Une vie de bons et loyaux services avait payé. Enfin, on reconnaissait sa suprématie, ses capacités, sa supériorité. Enfin, on lui donnait le pouvoir de rendre honneur à son nom, à son roi, à son pays.

Enfin, il recevrait la plus haute – et la dernière – promotion de sa carrière.

À peine sorti de son entrevue au Palais, l’homme était rentré dans ses appartements. Il ne prévint personne de la nouvelle – ils le sauraient bien assez-tôt. Il se dirigeait vers son bureau, où il se voyait déjà prendre une longue plume rouge, une couleur qu’il affectionnait particulièrement, qu’il plongerait dans une encre sombre et luisante. Les mots qu’il tracerait alors sur la feuille qui l’y attendrait seraient concis, vifs, précis, comme son écriture. L’ordre des choses qu’il doit préparer, la liste des erreurs laissées par son prédécesseur, les solutions à prescrire.

Non, il ne fêta pas cette promotion. Il ne pensait qu’au travail. De terribles lacunes empêchaient le bon fonctionnement de la police royale. La corruption faisait rage. La paresse de certains hommes méritait d’être punie, les exagérations d’autres, les abus de pouvoir se devaient d’être contenus.

La seconde page vierge serait réservée à la plus grande de ses tâches, combattre la piraterie. Il ne prévoyait pas de commander de nouvelles armes à l’artillerie, non, il voulait s’informer. Connaître ces tares, ces vermines qu’étaient ses ennemis depuis toujours, ceux dont la seule pensé l’interdisait de dormir. Mais bientôt, oui, bientôt il aurait le pouvoir suprême de réorganiser la totalité des milices. Bientôt les rats marins ne seraient plus qu’un mauvais rêve, à peine mentionnés dans les livres d’histoire.

Son sourire s’élargit doucement. Oui. Il deviendrait leur cauchemar. Il les empêcherait de dormir tranquilles, repus de leurs malfaisances quotidiennes. Il les empêcherait de vivre.
Car il était Joeffrey Lawson.
Le nouvel Amiral.


* * *


Le grattement de la pointe argent de la plume contre le papier était le seul bruissement perceptible dans la large pièce aux bordures d’acajou. Lawson, ses cheveux sombres aux tempes grisonnantes, ne releva les yeux vers les hommes en uniforme qui attendaient devant son immense bureau que lorsqu’il eut terminé, placé un petit point final et soigneusement parcourut l’encre des yeux.
Enfin il appuya ses mains sur te bois, tira sa chaise en arrière et se leva tranquillement. Il marcha quelques instants, perdu dans ses pensées, s’arrêta derrière le dossier, mains croisées derrière son dos, épaules tirées en arrière, rigides.


- Messieurs, vous n’êtes pas sans savoir pourquoi je vous ai convoqués ici.

Les trois hommes frémirent, mal à l’aise. Ils s’échangeaient des regards inquiets, sans savoir que dire.

Leur supérieur retourna devant sa chaise, s’appuya à nouveau contre la table mais ne s’assit pas. Il les regardait fixement, les uns après les autres, de ce regard qui n’admettait pas le mensonge.

- J’attends, articula-t-il simplement de sa voix rauque et mortellement menaçante.


- Mon Amiral, nous ne som… nous ne sommes pas sûrs, répondit bravement celui du milieu, sans plus oser le regarder, les yeux fixés au plafond et la tempe mouillée de sueur.

- Vraiment ? souffla-t-il simplement, doucement, bien trop doucement. Vous n’êtes pas sans savoir, messieurs, que j’ai récemment été nommé Amiral.

- Très belle cérémonie, s’empressa de commenter celui de gauche. Très sobre, très élégante.

- La flatterie, agent, ne vous portera nulle part. Que cela soit clair entre nous.
Il se redressa, leur tourna le dos et regarda les vitres de sa fenêtre qui donnaient une vue spectaculaire sur le port.

- Les choses vont changer. J’ai de grands projets pour l’avenir, des plans en préparation.

- Vr.. Vraiment, monsieur ? Pouvons-nous… en savoir plus ?

- Non, répondit-il sèchement sans même se retourner. Vous n’êtes pas là pour parler d’avenir, pas encore. Commençons par le passé. Je sais que de nombreuses Autorités ont succombé à la facilité du mensonge, à l’insulte de la lèse-majesté, à la bêtise du double jeu. Avant de combattre la Peste Piratesque, je me dois de nettoyer les intestins même de ceux qui me serviront de bras.


Il leva le menton par-dessus son épaule, transperça les trois hommes d’un œil brillant de fureur.


- Je ne tolérerai plus la corruption.


Il acheva de se tourner vers eux, désigna en premier celui de droite :


- Vous. Vous ferez une enquête sur tous ceux qui abusent de leurs pouvoirs en tant qu’Autorité pour profiter des citoyens. Vous, (il montra celui du milieu) vous vous occuperez des déserteurs en uniforme, qui reçoivent une prime malgré le manque d’application qu’ils ont à faire leur office. Et vous (il montra le dernier de son doigt accusateur), vous chercherez tous ceux qui traitent avec les pirates.

- Les pirates, Monsieur ?

- Qui d’autre ? Certains ont parvenu à pénétrer nos rangs. J’exige (il ponctua cette parole d’un coup de poing abattu sur la table) que cela cesse.

- Mais… p.p..pourquoi nous ? bégaya le premier avec un regard désespéré, ne tenant plus en place. Nous ne…


Son regard perçant l’arrêta sec.


- S’il y a une chose que vous aurez à apprendre de moi, messieurs, c'est que je ne supporte pas le mensonge. Je sais que vous êtes tous trois concernés par ces immondices que j’ai citées. Vous avez à présent le choix – et ce sera l’unique fois  - de me suivre et m’obéir… ou de périr, et de préférence dans d’atroces souffrances. Je ne permettrai pas que quelqu’un me mette des bâtons dans les roues, pas même mes propres hommes.


Tous trois acquiescèrent rapidement en déglutissant péniblement. L’un d’eux semblait même prêt à vider sa vessie sur ses pantalons.


- Bien. À présent, partez. Je veux vos rapports d’ici huit jours, au grand maximum. Pas vous, Ferguson. Restez.


Les deux autres partirent sans demander leur reste, sans même un regard pour le dernier de leur compagnon. Ils s’inclinèrent en faisant battre leurs bottes et fuirent le bureau de leur nouveau supérieur.

L’Amiral s’assit tranquillement dans son fauteuil.


- Que… que puis-je, Monsieur ?

- J’aimerais que vous lui portiez une missive.

- Une missive, Monsieur ? À qui ?

- À celui qui est à la tête des pirates qui font des échanges avec nos corrompus.


Ferguson retint sa respiration.


- Ne me prenez pas pour un idiot, mon garçon, muta Lawson en lui coulant un regard de côté. Je sais que vous avez des contacts avec lui. Dites-moi… comment est-il ?


Un silence tendu flotta entre eux quelques secondes de trop. Puis, d’une voix étranglée :


- Effrayant.


Derrière ses mains nouées devant son visage, Lawson sourit.


- Plus que moi ? demanda-t-il d’un ton presque léger, mais bas, beaucoup trop bas.

- Ça se vaut, déglutit l’autre.


Le sourire de l’Amiral, plus effrayant encore que le reste, s’élargit d’avantage.


- Eh bien, voilà qui promet d’être… intéressant.


Le silence retomba et se prolongea. On aurait pu entendre le cœur de Ferguson, battant la chamade contre son cou, prêt à lâcher de fatigue.

Enfin, l’Amiral se saisit du papier qu’il griffonnait plus tôt, le plia soigneusement, y fit couler de la cire rouge comme le sang et y apposa son sceau. Il le tendit au jeune homme et le congédia d’un geste.

Lorsque la porte se referma, un nouveau type de silence emplis la pièce. Il était calme, froid, réfléchit. Tout comme l’Amiral. Lentement, il traça une ligne nette sur une feuille déjà noire d’encre. Voilà qui était fait.

Il ferma les yeux et s’accorda quelques minutes de répits. Les choses commenceraient à bouger. Pour l’instant, trois idiots accomplissaient une mission pour lui. La milice spéciale avait repris l’entrainement de ses recrues. Un épais dossier, son plus gros projet en gestation, attendait sur un coin de son bureau.
Et une entrevue ne tarderait pas à être organisée. Avec qui ?

Un nouveau sourire flotta sur ses traits. Il avait presque l’air de rêver, ainsi.

Et  Joeffrey Lawson rêvait, oui. À des cadavres.


Dernière édition par Sohlaly le Mer 3 Sep - 11:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Mar 2 Sep - 15:55




S'engouffrant dans les tunnels sinueux des souterrains, une nouvelle fois les regards se posaient sur lui, parfois interrogateur, parfois méprisant. Cela faisait bien des mois qu'il ne s'était pas ré aventuré dans les sombres boyaux de pierres qui s'étendaient tels des racines qui pompaient toute vie en dessous de la capitale. En vérité il n'en avait plus eut vraiment l'intention depuis la petite frayeur qu'il avait subit. En effet, le capitaine des Savants ne se montrait pas particulièrement tendre avec les quelques autorités qu'il comptait parmi sa multitudes de clients. Et disons, que ce pauvre Ferguson avait bien perçu quelques menaces feutrées mais néanmoins effrayantes, suggérés durant un de leurs rares échanges agrémenté de sombre paroles. Et surtout, il avait dut tombé malgré lui sur une des nombreuses phases d'agacement soudaines et chroniques de ce capitaine lunatique. Une chose était sur désormais, négocier c'était bien, mais trop négocier avec Van Tassel le faisait très vite perdre patience et pouvait mettre votre vie et surtout...celle de vos proches en périls. Et ça Ferguson l'avait bien compris et assimilé, mais malheureusement, il devait y retourner, pour la dernière fois il espérait. Il ne pouvait désobéir aux ordres de son supérieur hiérarchique, et était devenu un messager malgré lui. Un petit cauchemar pour ce pauvre soldat, qui avait l'impression d'être coincé dans étau tenu par deux monstres assoiffés de pouvoir surveillant le moindre de ses faux pas. Pourquoi lui se demandait il ? Il s'en voulait. Oh ca il s'en voulait...D'avoir eut l'idée d'acheter régulièrement de l'opium chez les associés de Van Tassel, il s'en voulait même d'avoir rejoint l'armée. Car aujourd'hui il se rendait compte qu'il s'était accidentellement mêlé à une des magouilles les plus sombres de l’histoire du royaume, et le poids sur ses épaules en était insupportable.
Quelques gouttes de sueurs froides sur le front, il arpentait les longs couloirs de pierres, le visage légèrement tordu par l'angoisse, par cette épée de Damoclès qui flottait silencieusement au dessus de sa tête. Les prostitués et les petits dealers le dévisageait étrangement, son uniforme militaire ne passait bien évidemment pas inaperçu. Mais les bas-fonds de Landylake savait que plusieurs soldats fermaient les yeux sur la présence des pirates en échange d'un peu de drogue, contribuant, eux aussi au business des Savants.
La lettre bien au chaud dans la poche intérieur de sa veste, la main sur celle ci, le regard fuyant mais méfiant, il descendait de plus en plus profonds dans les souterrains. Il se rappelait du chemin, mais de toute évidence ce n'était pas bien compliqué...descendre le plus possible jusqu'à destination. Et justement la destination la voici, après bien cinq bonnes minutes de marche. Le tunnel principal se terminait par une grand porte en bois sombre et massif mais étonnement bien sculptée, si bien qu'elle semblait faire tâche contrairement aux décors précédents. Devant cette porte se tenait deux hommes, grands, baraqués, visiblement pas choisit au hasard pour faire office de garde. Armés bien évidemment.  Mais néanmoins ils dégageait une certaine classe et semblait être un minimum propre sur eux, ils ressemblaient plus à des gardes lambda en habit civils qu'a de réels pirates. Le pauvre Ferguson s’avança malgré tout vers eux, se postant devant, d'un air pas trop rassuré. Les deux gardes n'avait même pas cillé d'une quelconque panique à l'arrivé de l'autorité qu'on ne pouvait pas raté avec son uniforme aux tons rouges tape à l'oeil. A croire que les deux pirates ne l'avaient même pas remarqué.

« Tu connais l'histoire de l'eunuque décapité ? »

Demande l'un des gardes à l'autre.

« Haha nan ? »

D'un geste de la main , souriant, tout en s'appuyant contre le mur l'autre répondit.

« Ooh laisse c'est une histoire sans queue ni tête...»

Pour laisser place à une explosion de rire gras simultané. Visiblement oui, ils n'avaient pas remarqué la présence de Ferguson...ou plutôt...ne s'en préoccupait pas réellement.

« Euh...excusez moi ? »

Osa demander le soldat tout penaud, a peine plus haut qu'un murmure.
Entre quelques hoquets de rires l'un des gardes répondit d'un ton agacé et méprisant.

« Quoi qu'est ce que tu veux ? »

Ferguson fit un léger mouvement de recule suite à ce venin craché. Il ne se sentait tellement pas en sécurité ici qu'il perdait tout ses moyens de soldats, il savait bien que la moindre erreur ici bas et il finirait en charpie, et surtout qu'un soldat sans son régiment ne pesait pas bien lourd.

« E-et bien...je suis venu...pour voir votre capitaine. »

Un petit silence s'installa entre les trois hommes, pour que soudainement un nouvel éclat de rire s'échappe du fond de la gorge des deux pirates.

« Haha ! Te donnes pas d'espoir m'sieur le soldat, faut un rendez vous pour ça. Aller maintenant va voir ailleurs si j'y suis. »

Dit il toujours appuyé contre le mur d'un geste las de la main, signifiant qu'il foute le camp. Pour recommencer à légèrement rire bêtement avec son collègue.
Désemparé, tiraillé entre faire demi tour et prendre le risque de persister, il continua malgré tout, les ordres de l'amiral lui résonnant encore en tête.

« J'ai...j'ai un message à lui transmettre ! »

Dit il avec une soudaine assurance naissante, se redressant, droit. Les gardes finirent de ricaner pour s’intéresser un peu plus au cas du petit soldat qui les emmerdait.

« Un message ? De qui ? »

Toujours de ce même accent méprisant.

« Ceci est proprement confidentiel ! »

Avec toujours cette assurance bancale qu'il tentait de garder tant bien que mal. L'un des gardes soupira d'agacement pour demander rapidement à l'autre ce qu'ils devaient faire. L'autre soupira à son tour, afficha une moue agacé tout en regardant du coin de l'oeil le soldat planté devant eux. D'un coup sec il toqua trois fois rapidement à la porte à l'aide d'une poignet de fer en forme de main tenant une sphère prévu à cette effet. Quelques secondes plus tard, une petite trappe à travers la porte coulissa d'un coup sec, laissant seulement entrevoir deux yeux sombres mais vide aux trait juvéniles, surplombé d'un début de frange noire. Ces yeux se figèrent sur le garde ayant toqué à la porte.

« Qu'il y a t'il ? »

S'éleva alors une jeune voix féminine néanmoins basse et feutré derrière la trappe. L'un des gardes rétorqua, de façon un peu bourru.

« Y'a un type euuh...un soldat qui s'présente. Il dit avoir un message pour l'Capitaine. »

Le regard sombre quitta le soldat pour se figer sur Ferguson. Celui ci y ressentit un léger frisson lui parcourir la nuque quand ces yeux vides se posèrent sur lui.

« Vous avez rendez-vous ? »

S'éleva de nouveau la voix monotone et désintéressé de la personne ou plutôt de la jeune fille qui se trouvait derrière la porte. Ferguson ne répondit pas tout de suite, marquant un bref silence. Il est vrai qu'il n'avait pas pris rendez-vous, c'était les exigences de la maison après tout, il ne l'avait pas oublié. Cependant, il avait été envoyé par l'amiral, et devait agir directement et efficacement, pas de rendez-vous qui tienne, il n'avait pas eut le choix et devait faire vite.
Perdant soudainement son assurance, il répondit, bégayant.

« E-euh...e-et bien...non je-...»

La jeune fille lui coupa la parole.

« C'est une lettre ? »

Fergusson mit du temps à réagir, ne comprenant pas subitement la question.

« Qu...Je vous demande pardon ? »

La jeune fille renchérit, d'un ton légèrement plus agacé.

« Le message, c'est une lettre ? »

Le soldat percuta enfin le sens de la demande, et comme un spasme gêné répondit soudainement tout en sortant rapidement la dites missive de la poche intérieur de sa veste.

« E-e-euh oui ! La voilà ! »

Les deux yeux derrière la porte se plissèrent quelque secondes, installant un nouveau bref silence. Lorsque le regard de la jeune fille se détacha du soldat pour retourné rapidement sur l'un des gardes.

« Faites le entrer. »

La trappe se referma aussi sec une fois sa phrase terminée. Laissant ainsi les trois hommes seuls.
L'homme ayant auparavant frappé, soupira rapidement, jeta un bref regard à l'autre garde puis à Ferguson pour ainsi commencer à ouvrir mollement la porte avec l'aide de son collègue.
La grande et lourde porte massive s'ouvrit doucement dans un grincement grave et sourd. L'un des gardes, lança au soldat un rapide signe de tête qui signifiait qu'il devait se bouger le cul et entrer. Ferguson acquiesça vivement pour s'empresser de passer la porte, mais toujours aussi mal à l'aise.
Il avait oublié à quel point le repaire des Savants était beau, un vrai palais caché sous terre.Un grand hall aux dalles de marbres dont trois autres couloirs y débutaient parallèlement, deux grands escaliers menant à un niveau supérieur qui contournait un grand lustre de cristal scintillant accroché au centre du haut plafond de pierre décoré de peintures et de dorures diverses.
Le hall y était plutôt animé. Des membres de l'équipage allaient et venaient d'un couloir à l'autre, discutaient entre eux dans des coins de la grande pièce, il y en avait même un qui lisait un livre assis sur un banc de pierre. Tout ceci semblait tellement loin de l'image qu'on pouvait se faire de la piraterie. On se croyait presque à la cour du roi en personne. Mais rien de tout cela. ''L'habit ne fait pas le moine'' était l'expression qui était la plus adapté aux Savants.
La porte se referma alors lentement derrière lui...rien que ce petit détail n'était pas rassurant. Ferguson fit un pas en avant, pour soudainement être interpellé par quelqu'un situé très proche de lui.

« Veuillez me suivre je vous prie. »

Affirma Démetra sèchement, pour d'un coup sec tourner les talons en direction des escaliers. Le soldat sursauta légèrement suite à cette interpellation, n'ayant pas sentit la présence de la jeune secrétaire qui n'avait d'ailleurs pas attendu une minute de plus pour ouvrir la marche, ne laissant le temps au soldat de prendre un minimum de repaire. Dans un empressement soudain, Ferguson suivi, un peu en retard, la secrétaire qui le menait au niveau supérieur. Il hâta le pas pour la rattraper et remarqua au passage les quelques nouveaux regards posés sur lui. Leurs expressions n'était guère pas les mêmes que ceux qu'il avait croisés dans les souterrains. Ceux la, au lieu d'afficher une certaine méfiance et du questionnement, montraient une sorte...de menace. Pour résumé, le message était clair « Tu bouges, tu crèves. ». Détournant rapidement le regard à l'opposé en déglutissant alors qu'il commençait à monter les marches de l'escalier de droite, ses yeux tombèrent sur celui de gauche. C'est la qu'il vit une magnifique et intrigante jeune femme aux milieu des marches, appuyé sur la rambarde de marbre, possédant deux étranges yeux vairons aux couleurs presque irréalistes ainsi que de longs cheveux bruns aux reflets mielleux. Elle le fixait intensément, un léger sourire au coin des lèvres, suivant son ascension du regard de manière oppressante. Ferguson se laissa accidentellement happé par ce regard insistant et inquiétant pour finalement arriver à s'en détacher après deux ou trois secondes.  Désormais il décida de regarder ses pieds, car les sueurs froides s'accumulèrent dans son cou, l’anxiété grandissante n'allait pas tarder à le faire trembler.
Ils finirent l'ascension des marches après une dizaine de secondes. La secrétaire se stoppa devant la porte la plus proche, ou celle qui était en quelque sorte l'épicentre des deux escaliers. En soit le bureau du capitaine.
Elle toqua simplement. Une seconde plus tard une voix claire résonna de l'intérieur de la pièce.

« Oui ? »

La jeune fille ouvra la porte et s’avança de deux pas. Ferguson n'osa pas bouger, puisque aucuns ordres de lui avait été donné depuis.

« Un soldat dit apporter une missive en votre faveur Capitaine. »

Ferguson put néanmoins distingué le dis capitaine des Savants dont il avait depuis peu une certaine hantise. En train de calmement ranger soigneusement quelques livres dans le mur-bibliothèque de son bureau. Il se demanda d'ailleurs une nouvelle fois comment un homme aussi jeune que Van Tassel avait put bâtir un petit empire parallèle à son âge...
Il n'avait pourtant aucunement envie d'avoir une fois de plus ces yeux d'encres lui transpercer l'âme de nouveau. Si il pouvait simplement déposer la lettre et partir, c'était tout ce qu'il demandait, et pourrait ainsi quitter le monde souterrain et retourner au paradis plus rapidement. Cependant, il eut droit à la réaction quelque peu...troublante du Capitaine en direct.


Elliot , tout en rangeant le dernier ouvrage, afficha tout d'abord un large sourire, satisfait. Pour prononcer d'un ton aux notes bien plus sombres.

« Il était temps. »

Démetra quand a elle, n'ajouta rien, se retourna simplement, faisant face au soldat. Elle sortit sa main droit de dessous sa longue cape bleue marine, la tendit côté paume, à plat, tout en le regardant avec insistance. Visiblement elle attendait à ce que Ferguson lui remette la missive. Le soldat s'empressa alors de sortir une nouvelle fois la lettre et de la lui remettre docilement. La secrétaire saisit l'objet, et se retourna de nouveau faisant face à son Capitaine tel un robot. Elliot quand a lui fit quelques pas vers sa secrétaire et saisit la missive d'un geste délicat mais rapide. Tout en tournant les talons, d'un pas calme à son bureau, attardant le regard sur le sceau de cire, il dit alors d'un ton calme et spontané comme si il parlait à lui même.

« Oh, il a même changer le sceau, intéressant...»

Tout en ne quittant pas des yeux la lettre, il saisit un coupe-papier en argent posé sur son bureau, pour d'un geste expert ouvrir rapidement l'enveloppe. Il déplia le papier soigneusement plié en trois, posant l'enveloppe d'un geste doux sur son bureau, ses yeux noirs rivés sur l'écriture, lisant attentivement. Au fur et à mesure de la lecture du message, un léger sourire en coin s'étira sur son visage. Puis, une fois la lecture finie, sans pour autant quitté des yeux la lettre, comme si il cherchait un  infime détail qui lui aurait échappé, il dit calmement à l'intention de sa secrétaire.

« Tu peux disposer Demy... »

Une petite pause d'une seconde pour d'un coup se rattraper et ainsi continuer.

« ...Oh et que le messager entre, son travail n'est pas encore terminé. »

Dit il cette dernière phrase, toujours sans quitter la lettre des yeux, et tout en tirant la chaise de son bureau pour s’y asseoir calmement, repliant ainsi soigneusement la lettre, la rangea dans l'un des tiroirs, pour en ouvrir un autre à sa droite, sortir une feuille de papier vierge ainsi qu'une enveloppe, le tout qu'il vint poser au centre de son bureau. Pour finir par saisir sa plume noire de corbeau, et ainsi commencer à écrire silencieusement .
Le soldat sembla grimacer légèrement suite à ces dernières paroles. Démetra, d'un léger coup de tête, lui fit signe d'entrer. L'autorité s'avança dans la pièce, alors que la secrétaire, elle, sortit, tout en fermant la porte derrière elle.
Ferguson suivit Démetra du regard d'un air gêné, tout en restant cependant planté comme une idiot quelques secondes de trop devant la porte du bureau.
Elliot, toujours en train d'écrire se stoppa au bout de quelques secondes, pour lever les yeux vers le soldat qui n'avait toujours pas bougé d'un centimètre.

« Et bien ? Qu'est ce que vous attendez ? Asseyez vous. »

Tout en faisant un léger signe de la main gauche montrant la chaise en face du bureau pour de suite continuer à écrire. Ferguson grimaça légèrement de surprise et s’exécuta pour prendre place sur la chaise. Visiblement encore plus mal à l'aise qu'auparavant, il déglutit tout en se contentant de regarder Elliot écrire. Est-ce qu'il se souvenait de lui ? Est-ce ce qu'il se souvenait de leurs entrevues quelques peu effrayantes d'il y avait plusieurs mois ? Ferguson espérait que non.
Le Capitaine des Savants finit rapidement d'écrire sa propre missive, marquant un point final à son écriture fine. Il relit rapidement le message puis plia la lettre, la rangea dans l'enveloppe, fit couler de la cire sur l'ouverture et scella le contenu d'un sceau ou motif de deux serpents s'entremêlant autour d'une croix retournée. D'un geste rapide il tendit la missive au soldat.

« Bien, apportez lui ça. »

Ferguson saisit timidement la lettre, la rangea calmement dans la poche intérieur de sa veste tout en acquiesçant légèrement. Cependant le soldat ressentit de nouveau en lui une sorte de vague de courage et de curiosité. Il n'était bien évidemment pas au courant en quoi consistait cet échange à distance des plus louches qui ressemblait plus à une sombre collaboration qu'a de simples lettres de menaces ou de provocations. D'ailleurs la simple réaction du capitaine d'il y a quelque minutes en disait long.
Ferguson osa donc, demander, c'était très risqué de sa part et cela ne le regardait évidemment absolument pas. Il savait au fond de lui qu'il n'allait pas obtenir la réponse qu'il attendait, mais ne sachant pas réellement ce qu'il lui prenait en ce moment même, son assurance de soldat refaisant surface, respirant soudainement le courage, comme si il cherchait à refuser d'être utiliser, manipuler. Il décida donc de laisser courir sa curiosité.

« Euh...puis-je avoir des précisions ? »

Elliot haussa légèrement un sourcil tout en affichant un bref sourire en coin. Il se recula alors lentement dans son fauteuil, affichant désormais une vraie expression amusée, prenant bien le temps de répondre.

« Allons allons Monsieur Ferguson... »

Le soldat grimaça instinctivement en entendant son nom. Visiblement oui, il savait pertinemment qui il était et ne l'avait donc pas oublié...
Elliot avait marqué une légère pause dans sa phrase, jusqu'à ce qu'il continue calmement

« ...Vous pensez réellement que je vais vous tenir au courant ?»

Voila le genre de réponse dont s'attendait réellement Ferguson. Celui ci déglutit un coup pour répondre docilement.

« Et bien....non, je ne pense pas... »

Le capitaine des savants le fixa quelques secondes, installant un nouveau petit silence pesant, pour sourire de plus belle.

« Bingo. »

Puis se le va simplement, tirant son fauteuil en arrière, se dirigeant vers une autre bibliothèque ou y était rangé une multitudes de dossier.

« Filez maintenant, je m'en voudrais pour vous que votre supérieur hiérarchique vous reproche votre retard. »

Affirma Elliot d'un ton respirant d'ironie. Le soldat quand a lui acquiesça avec obéissance, se leva, penaud, puis sortit du bureau, la ou Démetra l'attendait pour le conduire à la sortie.
Elliot quand a lui venait d'ouvrir un dossier plutôt vide et qui semblait neuf comparé aux autres rangés dans la bibliothèque. Seul deux ou trois feuilles en composait le tout et on l'ont pouvait distinctement lire sur la première page écrit soigneusement le nom de Joffrey Lawson.
Tout en feuilletant les maigres pages qui composait le dossier, Elliot sourit légèrement d'une manière dites affreusement sombre et murmura doucement, donnant presque l'impression que ces mots était prononcé par Lucifer lui même.

« Que la partie commence. »

Pour d'un coup sec, claper le dossier entre ses doigts.


._______________
"Life is a game."

*Grumpy*

Jouant Elliot Van Tassel Capitaine des Savants
Image:
 




Dernière édition par Gaki le Jeu 25 Déc - 14:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Jeu 4 Sep - 20:01

WARNING: Cette réponse de RP continent potentiellement des passages choquants pour les jeunes lecteurs.



Le garçon allait et venait dans le bureau, s’occupant de ranger les livres à leur place dans la bibliothèque. Ses pas étaient rapides, aériens.

À un instant qu’il passait trop près du bureau, l’Amiral se saisit de son bras et l’attira contre lui, le forçant à s’asseoir sur ses genoux.

Le garçon n’osa protester. Ce n’était pas la première fois que l’autre agissait de la sorte, et il savait que tant qu’il resterait tranquille, il n’avait pas à redouter sa colère.

Juste ses caprices.

L’homme s’assit plus confortablement dans son fauteuil sans pour autant lâcher le garçon. Il était excessivement léger, très facile à manipuler.

Joeffrey sentit le cœur du garçon battre contre lui. Il aimait cette chaleur presque autant que son odeur intoxicante.

Sans lui laisser le choix, l’homme saisit sa mâchoire et le força à le regarder. La lumière que laissait filtrer l’épaisse vitre de la fenêtre, qui semblait elle-même lutter pour traverser les nuages, n’éclairait que faiblement le visage du garçon. Ses yeux, ce jour-là, étaient plus gris que verts. Comme le ciel, à l’extérieur. Comme l’esprit de l’Amiral, en cet instant.

Gris de la couleur, par manque d’occupation immédiate malgré la quantité de travail à accomplir.
Grisant par la force de son rang récemment obtenu.
Grisé par la créature qu’il tenait contre lui, et qui l’envoûtait entièrement.

Il approcha le visage du garçon près du sien et lui déroba un baiser. Ah, ce que Joeffrey sentait, dans ce souffle…

On frappa soudainement à la porte, Henry sursauta violement. L’Amiral desserra sa prise et laissa le garçon s’échapper. Lorsqu’il se trouva à une distance raisonnable, il fit signe à l’opportun d’entrer.

C’était Ferguson. Tremblant, le regard fuyant, apparemment éprouvé. Il apportait une missive.

D’un hochement sec de la tête, Lawson lui permit d’entrer. Il attendit quelques instants, excessivement tendu, face au bureau. Désireux de prendre son temps concernant ce cas, l’Amiral le congédia.

L’expression d’un tel soulagement éclaira soudain le visage du pauvre homme, à tel point que son supérieur en fut presque surpris. Cela en disait long sur son correspondant, n’était-il pas ?

Il ne doutait pas de l’impression qu’il faisait lui-même sur son agent, mais il se doutait bien que retourner auprès du capitaine pirate devait l’effrayer au plus haut point.

Il ne toucha pas à la lettre immédiatement. Posée sur son bureau, immobile, légère, elle attendait d’être lue.
Il attendit d’abord que Ferguson ne s’en soit allé. Puis il tendit une main ferme vers Henry, qui se hâta de lui tendre des gants blancs. Ils n’avaient pas besoin de parler, l’un savait parfaitement ce qu’attendait l’autre.
Il les enfila lentement, observant les serpents entrelacés dans la cire comme s’ils allaient lui sauter dessus. Pis : la croix inversée l’insultait personnellement.

Il resta si longtemps immobile que son jeune valet lui demanda timidement s’il avait un problème.



- Rien Henry. Ce n’est rien. Apporte-moi un autre verre de vin, veux-tu ?


Joeffrey l’observa partir en silence. Il détailla absolument tout, comme si la silhouette du garçon n’était pas déjà imprimée sur sa rétine. Il le connaissait mieux que personne. Ses épaules lisses, ses hanches fines, le doux balancement de ses jambes. Ses boucles brunes qui sautillaient au rythme de ses pas. Un cou si fin, un visage si imberbe qu’ils auraient plus trouvé leur place sur un corps féminin.

L’Amiral le regarda s’éloigner, et ne détacha son regard de lui que lorsqu’une porte les eut séparés. Henry avait cet étrange pouvoir, sur lui, de lui faire oublier le reste du monde. Son devoir, son dieu, son roi, tout cela perdait de leur importance dès qu’il faisait sentir sa présence.

Cela laissait toujours Joeffrey dans un sentiment mêlé d’inconfort, l’horreur et de conflit intérieur. Sa vie tournait autour de sa tâche.

Pas autour d’un homme.

L’esprit rendu plus clair par la disparition de son jeune valet, il s’intéressa enfin au parchemin posé sur son bureau.

Il se redressa, se saisit d’une lame d’ivoire et déchira l’enveloppe, prenant grand soin de ne permettre aucun contact direct avec sa peau.

Alors il débuta sa lecture.

Une écriture parfaitement lisible. Un usage parfait de l’encre, preuve de l’habitude et de l’usage régulier. Une grammaire et un vocabulaire exquis.

Nous avions affaire à un homme raffiné.

Lawson ne prit pas le temps de s’interroger sur le type de personne qui avait répondu à sa missive. Il semblait évident que c’était un homme intelligent, et il ne lui en fallait pas plus pour aller de l’avant.
Le rendez-vous était fixé, de même que la date. Le lieu, un restaurant de grande qualité de la ville.

À caractère fin, fine bouche. Il appréciait l’idée.

Il renverrait une dernière missive contenant ses propres prérogatives, concernant les accompagnements….. à savoir, aucun. Aucune aide tolérée à l’intérieur du bâtiment. La rencontre se voulait civilisée, où rien ne pourrait être arrangé.

On toqua doucement contre la porte. Il déposa le papier dans un dossier, qu’il fit glisser vers l’autre et sempiternel amas de feuilles de plus en plus fourni. Son projet, oui, son accomplissement ne cessait de s’améliorer.

Il permit à Henry d’entrer sans même vérifier qu’il s’agissait de lui. À nouveau, il le connaissait si bien qu’il était capable de reconnaître son touché contre le bois.

Il se leva, contourna le bureau et le rejoignit de l’autre côté. Il se débarrassa lui-même de ses gants, qu’il laissa tomber sur une chaise, preuve de son impatience.

Il lui prit le verre des mains, le déposa rapidement derrière lui et enfin l’attira à nouveau contre son torse.

Le vin attendrait.

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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Ven 5 Sep - 4:54

Les portes d'ébène aux épais carreaux de verre s'ouvrirent, faisant tinter la petite clochette qui indiquait la venue d'un client. L'établissement était luxueux, de goûts, situé à la limite des quartiers riches de Landylake. Un restaurant discret, pas réellement grand, mais la qualité des plats et le service client y était irréprochable. La décoration y avait été parfaitement choisie. Aux tons certes sombres, mais joliment accordés, mêlant des rideaux et chaises écarlates à des murs et ornements noirs et doré dont les lumières tamisées des lustres éclairaient doucement les teintes. Un style baroque et raffiné que l'ont ne pouvait retrouver que dans des établissements de luxe. Quelques clients y était déjà présents. Seulement, tout cet éclat n'était pas non plus la par hasard, ou du moins avait bien failli disparaître. Le propriétaire, qui, croulant sous les multiples taxes imposées par le royaume, et n'ayant qu'un simple petit panel d'habitués fortunés, il sombrât très vite sous les dettes de ses créanciers auxquels il avait fait l'erreur d’effectuer un emprunt, et avait bien failli mettre la clé sous la porte. Quel dommage non ?
Ne disons pas sauveur, mais plutôt...opportuniste, le Capitaine des Savants, voyant ce pauvre restaurant qu'il connaissait depuis son enfance, et qui restait son favoris couler, ne pouvait pas laisser faire une chose pareille hm ? C'est ainsi, qu'il vint sans mal proposer son aide au propriétaire, ou plutôt éradiquer proprement ses créanciers et lui magouiller quelques combines pour contourner les taxes. Rien de plus facile quand on a réseau aussi grand qu'une ville. Mais ce geste était loin d'être un acte de bonté ou de toute autre forme de gentillesse, non. Le roi du chantage l'avait prévu, et comptait bien en tirer un avantage. Et pour une fois, il ne demanda pas une part du chiffre d'affaires non non, mais simplement, rendre toutes les consommations gratuites, pour lui et de son équipage. Oui, on pouvait voir cette dites faible exigence comme une sorte de clémence de la part du Capitaine, une clémence qui d'ailleurs n'apparaissait que rarement.

Midi moins dix. Le rendez-vous avait été fixé à midi tapante. Elliot était bien évidemment partit en avance, il accordait une certain importance à être sur les lieux avant son invité, pour une raison...qui devait certainement avoir un lien avec son ego.
Il passa donc les grandes portes du restaurant, il s'était habillé richement...comme d'habitude. Un long manteau rouge foncé, une chemise blanche, pantalon et veston noir ou d'ailleurs la chaîne en argent de sa montre à gousset venait sortir d'une de ses poches pour s'accrocher un peu plus haut. Et enfin des bottes de style vénerie foncés avec léger talons de deux ou trois centimètres. Des talons qui d'ailleurs claquaient sur le parquet ciré de l'entrée. D'un geste las, et faisant a priori presque comme chez lui, il quitta son manteau et l'accrocha de manière nonchalante au porte-manteau mis à sa disposition. Subitement, un maître d’hôtel s'empressa d'arriver à ses côtés.

« Monsieur Van Tassel ! Que nous vos le plaisir de votre vi- »

Coupant la parole à l'employé, il répondit d'un ton calme, semblant...de bonne humeur.

« Informez Owen de mon arrivée, et dites lui de venir me retrouver en salle, j'ai quelques petites choses à lui dire. »

Le maître d’hôtel s'inclina rapidement en avant en avant en guise de réponse, pour à la seconde qui suivie partit en direction du bureau du propriétaire à l'étage. Parallèlement Elliot eut pleinement le temps de choisir la table qui le convenait pour ce déjeuner. S’avançant dans la salle, fit un léger geste de la main droite en guise de salut au barman qui essuyait un verre derrière son comptoir. Elliot était visiblement un habitué...et pour cause, il consommait gratuitement.
Arrivé à peu prés au milieu pièce, il se stoppa entre deux tables et d'un gesteléger, montrant alternativement l'une ou l'autre table, une moue soucieuse aux lèvres, il hésita entre les deux.

« Hm... »

Mais finit par se décider après mur réflexion.

« ...Celle la. »

Il prit donc place calmement sur l'une des confortables chaises du restaurant, croisa les jambes et attendit patiemment que le propriétaire descende. Et justement celui ci arriva dans la salle, plutôt ponctuel, il n'avait pas perdu son temps. Très certainement parce que l'hôte était plus un associé qu'un banal client. Owen Davis, petit homme d'une trentaine d'années, des cheveux gominés en arrière, tirant sur le blond, une barbe taillée, un air de fouine et des yeux luisants de business. Habillé chiquement bien sur, comme le lieu l'exigeait. Les deux hommes échangèrent une rapide poignée de main, digne des plus grands hommes d'affaires, en guise de salut. Puis l'homme se posta debout à côté de la table, les mains jointes, se penchant légèrement en avant, un sourire en proie d'une certaine inquiétude cependant.

« Bienvenue Monsieur Van Tassel, vous souhaitiez donc me voir...? »

Le Capitaine le Savants  le voyait très bien, et il n'y avait pas besoin d'avoir un quelconque diplôme en sociologie pour le remarquer. Car l'attitude du propriétaire respirait tellement la bonne humeur et la bienveillance fausse et forcée que ça en était presque risible. Et cette réaction demeurait néanmoins naturelle de sa part puisque Elliot en avait fait une nouvelle marionnette, ou plutôt, dans un jargon qu'aurait put employé par exemple le Capitaine des Bêtes : il le tenait par les couilles.
Elliot réagit de manière tout à fait différente, souriant, semblant enchanté d'être la et surtout de voir ce pauvre homme se démener pour répondre à ses attentes. Il répondit donc subitement tout en montrant d'un geste de la main la chaise en face de lui.

« Oui oui, asseyez vous. »

L'homme répondit à l'invitation et s'assit rapidement, toujours ce même sourire commerciale aux lèvres. Elliot quand à lui décroisa les jambes pour se pencher un peu sur la table.

« Je viens simplement vous informer qu'une personne importante arrivera dans... »

Il sortit rapidement sa montre à gousset pour vérifier l'heure, pour ainsi finir sa phrase.

« ...Six minutes. »

Owen réagit toujours de la même manière acquiesça légèrement toujours en souriant. Cependant l'ont pouvait désormais clairement lire le trouble dans ses yeux, ainsi qu'une certaine curiosité naissante.

« Et...qui est-ce dont ? »

Elliot prit le temps de se reculer dans sa chaise, recroisa les jambes et appuya son avant-bras droit sur le dossier, tout en affichant ce léger sourire amusé qui le caractérisait. Il répondit d'ailleurs en adoptant une façon de parler particulière, maniérée intentionnellement, celle que l'ont utilisait parfois impunément pour se moquer d'une personne pète-sec en imitant une sorte d'accent bourgeois.

« L'Amiral en chef. »

Le propriétaire afficha de grand yeux ronds pour rapidement avaler de travers, déclenchant une soudaine toux bruyante et disgracieuse qui attira les regards des quelques autres clients. Visiblement, il ne s'attendait pas à cette réponse et encore moins à ce qu'on la dise de cette manière si peu inquiète. Pourtant il devait être habitué à la façon de faire de son associé...Non, en faite rien d'étonnant qu'il ne le soit pas, puisque même l'entourage proche d'Elliot n'arrivait la plupart du temps pas à prédire ses réactions et actions. Elliot le regarda s'étouffer quelques secondes, les sourcils froncés, un bref sourire aux lèvres, affichant une sorte de fausse compassion.
Owen reprit plutôt rapidement son souffle pour soudainement affirmé d'un voix encore rauque dut à la toux et d'un ton empli de panique.

« V-vous êtes fou ?! L'Amiral Lawson ici même ? Mai-mais...et si il fait une inspection des revenus ? E-et si il lui venait l'idée d'ordonner à ses hommes de saccager mon restaurant pour vous attrap- »

Le Capitaine des Savants lui coupa calmement la parole, élevant simplement légèrement la voix en début de phrase.

« Rassurez-vous,  il vient seul, et j'ai pris les mesures nécessaires pour assurer ma sécurité et accessoirement la vôtre, donc cessez de paniquez inutilement...Ah et je n'ai pas besoin de préciser que la consommation lui ai également gratuite hm ?... »

Elliot leva alors lentement soudainement les yeux vers le haut, inclina légèrement sa tête vers la droite, levant l'index, montrant ce qu'il semblait être le plafond.

« Ah, vous entendez ? »

Owen tendit à son tour l'oreille et c'est à peine une seconde plus tard qu'un léger bruit sourd venant du bureau du propriétaire se fit entendre, suivit très rapidement d'un deuxième. Des bruits de pas. Le propriétaire paniqua de plus belle, s'apprêtant à se lever pour aller voir, lorsque Elliot le stoppa, gardant la même posture d'écoute.

« Pas de panique. Ce ne sont que deux de mes espions... »

L'homme reprit alors lentement place sur sa chaise, pas vraiment rassuré pour autant, et osa bégayer quelques d'interrogations.
Elliot continua alors, détachant au passage le regard du plafond pour le reposer sur Davis tout en baissant sa main.

« Ils n'interviendront que si Lawson se montrait hostile. Simple mesure de sécurité j'entends la, car cela m'étonnerait fortement qu'il tente quoi que ce soit seul...Oh et désolée si je les ai fais entrer par la fenêtre de votre bureau, mais il ne fallait en aucun cas prendre le risque que l'amiral les voit hm ?»

Le propriétaire sembla retrouver un peu son calme, déglutit fortement tout en effectuant un rapide acquiescement docile, ne sachant quoi rajouter. Le capitaine des Savants lui, toujours aussi calme et détendue par la situation, tout le contraire de son associé, prit le soin de lui demander une chose.

« Rassurez moi, vous avez encore cette table d'échec qui était autrefois disposée ici ? »

Tout en montrant du doigt bien entendu un coin de la pièce de manière intéressée. Le propriétaire acquiesça de plus belle, lui confirmant qu'il l'a possédait encore. Elliot continua.

« Amenez la, je vais en avoir besoin. »

Owen acquiesça une troisième et dernière fois pour se lever d'un coup rapide, pour aller donner les directives à ses employés. Elliot, lui, repéra très vite un serveur qui n'avait pas l'air d'avoir très occupé pour l'instant, claqua des doigts pour lui attirer l'attention pour ainsi lui faire signe de venir. Le jeune serveur remarqua l'appel, et s’avança rapidement vers le client. Le Capitaine lui demanda simplement.

« Apportez moi le journal d'aujourd'hui. »

Le serveur s'inclina un peu en avant, puis fila docilement chercher ce qu'il venait de lui demandé. Il revint rapidement, le dit journal d'aujourd'hui sur un plateau. Elliot le saisit, remercia d'un sifflement de reptile le serveur qui s'éloigna ensuite vers les cuisines.
Elliot avait visiblement tout prévu,  cachant ses espions dans l’établissement en cas de sécurité uniquement et non en cas d'hostilité. Car avec cette petite tricherie, il pouvait mille fois mettre l'amiral hors d'état de nuire, l'assassiner proprement et ainsi rayé le haut dirigeant des autorités de la vie des pirates. Mais cependant, cette méthode était loin d'être aussi divertissante que celle qu'il avait prévu d'employer.
Le journal déplié, il n'avait plus qu'a attendre que la personne qu'il attendait entre en scène. Et Elliot savait qu'il allait avoir juste le temps de lire uniquement les grands titres.


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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Dim 7 Sep - 19:19

À midi très exactement, l’Amiral pénétra dans la pièce.

Spacieuse, élégante, la salle pouvait accueillir une trentaine de clients au grand maximum. Elle n’était même pas occupée à moitié, ce jour-là, ce qui semblait parfait aux vues des circonstances. Ainsi le tintement des couverts contre la faïence et les voix basses couvriraient une conversation de plus… insolites.

Vêtu de son long manteau foncé, plus discret que le rouge prononcé du vêtement de fonction, chaussé de ses grosses bottes de cuir, Lawson était prêt. Ses cheveux, comme d’habitude, étaient tirés en arrière. Sa barbe était taillée finement, proprement, et ses mains étaient gantées de blanc.

Son valet, vêtu lui aussi de blanc et de bleu marine, se tenait légèrement derrière lui, les yeux baissés vers le sol. Son apparence impeccable, la propreté de son attirail et ses cheveux peignés et propres laissaient deviner la rudesse et l’exigence de son employeur.

À peine eut-il entré qu’un homme fin et visiblement fébrile s’élança à sa rencontre. Il se frottait les mains avec nervosité, son visage agité de tics.


- Monseigneur Amiral Lawson, commença-t-il, c’est un honneur pour moi de…


Le regard glacial que lui réserva l’Amiral eut pour effet de l’arrêter immédiatement. D’un simple geste du menton, Lawson donna un ordre à son valet qui s’avança de quelques pas, leva le nez vers l’homme et, d’une voix claire :


- Monsieur, mon maître est ici en totale discrétion. Il serait fâcheux que sa présence soit reconnue.

- Oui, oui bien entendu, je comprends, balbutia l’autre. Veuillez m’excuser, je… bien entendu vous… Hm. Je suis le gérant de cet établissement, on m’a tenu au courant de votre arrivée. Vous êtes très… ponctuel.


- Mon maître a pour habitude de ne jamais outrepasser quelque règle que ce soit, et surtout pas celles de la bienséance
, reprit le jeune homme, et même si son regard restait sérieux, presque un peu vitreux, même, Owen devina à sa très légère grimace que l’Amiral définissait lui-même ce qui entrait dans l’ordre de ‘’ la bienséance’’. Visiblement, pas tout le monde n’avait le droit d’en bénéficier.


- Nous recherchons quelqu’un, reprit-il ensuite.


- Ce… quelqu’un vous attend, répondit Owen sans trop savoir à qui s’adresser. L’Amiral ne le regardait même pas, contrairement au jeune laquait. Il décida donc de viser son regard sur ce dernier. Si vous voulez bien me suivre…


Le gérant fit quelques pas en direction d’un élégant paravent brodé d’or, derrière lequel, il le savait, se trouvait le terrible Capitaine des Savants. Juste avant de le contourner, cependant, il se souvint des hommes qui se tapissaient à l’étage, dans son bureau – raison pour laquelle il n’osait y retourner, et se chargeait de la besogne du maître d’hôtel – et se tournant une dernière fois vers les deux hommes :


- Si je puis me permettre tout de même, j’ai cru comprendre que cette entrevue serait strictement confidentielle et… sans… témoin.


Ce commentaire, il le savait, prouvait sa loyauté envers Van Tassel… et risquait de mettre Lawson en colère. Si la première partie de l’idée lui était bénéfique, car il n’était jamais trop mauvais de flatter cet homme, la seconde pouvait lui coûter bien plus qu’un repas… bien, bien plus.

Le laquait en collant ouvrit la bouche, l’air un peu indigné. Mais ce fut l’Amiral, de sa voix grave, rocailleuse et mortellement sévère qui répondit :


- Mon valet est ici en qualité de serviteur. Si vous pensez qu’il est là pour protéger ma vie, sachez que j’ai bien plus confiance en mes propres réflexes qu’en ses bras excessivement fins.


Bien entendu, il ne précisa pas que tout le périmètre, jusqu’à la porte d’entrée du bâtiment, était encerclé de ses hommes, en cas de grabuge. Mais il n’avait pas menti : il avait confiance en ses capacités.

Owen manqua défaillir. C’en était trop pour ses nerfs, trop pour une journée, trop pour le mois, peut-être.
Mais le repas ne faisait que commencer.

Sur ce, le jeune garçon passa le premier sa tête de l’autre côté du paravent et s’inclina devant son maître pour le prévenir que tout était en place pour lui.

Alors l’Amiral Lawson passa à son tour le mur de bois et de tissu ouvragé.

Ce qu’il vit, derrière, ne manqua pas de le surprendre.

Une table était dressée pour deux, de manière simple, fonctionnelle et discrète. Le restaurant était sans nul doute de qualité, et raisonnablement bien tenu. Que son interlocuteur ait choisi ce lieux était preuve de bon goût, et Lawson savait apprécier cela.

Qu’il tienne un journal, bien que cela fût peu poli, était aussi preuve d’intelligence. Un homme qui se tenait au courant des nouvelles avait un minimum de conversation. Et puis, la lettre – et sa calligraphie soignée – avaient suffi à le convaincre des capacités intellectuelles de l’homme.


Il fallait dire que l’Amiral avait eu hâte que ce jour ne vienne. Rencontrer un homme de culture était toujours un plaisir. Mais si en plus cet homme était un pirate

Il voulait comprendre. Comment un tel homme, intelligent, raffiné, malin et plein de ressources – après tout, il était parvenu à infiltrer les milices – pouvait grossir les rangs des rats marins qu’il chassait sans relâche.

Mais alors, ce qu’il vit lorsque l’homme en question baissa le journal ne manqua pas de lui faire perdre ses mots.

L’homme ne devait pas avoir plus de la moitié de son âge. Ce qui forçait le respect. S’il était réellement qui il prétendait être, alors il avait bâti un empire en bien moins de temps qu’il ne serait humainement possible de le faire.

À moins, justement, que son intelligence et que ses capacités soient… au-dessus de la norme.
Mais cela, Lawson devait le déterminer au cours de ce repas.

Son valet tira la chaise et invita silencieusement son maître à prendre place.

Mais l’Amiral n’était pas encore tout à fait prêt à s’asseoir.

Il regarda l’homme dans les yeux. Cheveux bruns, lisses, regard sombre, presque autant que le sien propre, visage si fin qu’il aurait pu passer pour une femme… l’Amiral eut une pensée fugitive pour Henry, qu’il se félicita intérieurement d’avoir laissé dans ses appartements. Ce regard en disait long sur quel type de personne, quel type de créature il était : rien, non, absolument rien ne lui échappait.

Cet homme était dangereux.

L’Amiral en aurait presque souri.

Oh, comme c’était excitant.

D’un simple hochement de tête rigide, il salua le jeune homme. Puis il prit simplement place en face de lui.
Il était élégant. Il était jeune. Il avait du charisme.

Tout ce qu’il avait lui-même été, quelques années plus tôt.

L’Amiral en aurait presque souri.
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Lun 8 Sep - 17:11


La clochette de l'entrée tinta à peine deux minutes après qu' Elliot ait commencé de lire la une du journal. Article qui avait d'ailleurs pour thème le remplacement de l'amiral en chef...Quelle coïncidence ~
D'un léger coup d’œil au dessus du papier gris, le Capitaine des Savants toisa d'un regard luisant les personnes qui venaient de passer les portes du restaurant. Il savait pertinemment d'avance l'identité de ceux-ci, à en juger par l'heure qu'indiquait sa montre à gousset posé sur la table. Ponctuel, rien que ça, mais rien de surprenant pour l'instant. Mais accompagné d'un larbin ? Étonnant. Elliot vit alors Owen, se précipiter vers les nouveaux arrivants, on pouvait presque distinguer d'ici quelques sueurs froides glisser le long de sa nuque tellement son ton était rempli d’anxiété. Cette vision fit sourire Elliot qui à la seconde suivante reposa ses yeux d'encres sur les paragraphes de l'article, comme si de rien n'était, d'un état totalement dénué d'inquiétude.
Il laissa ainsi donc Owen se charger du reste, c'est à dire conduire le convive jusqu'à sa table, et ainsi, lui, pour sa part, continuer à lire tranquillement.
Plusieurs secondes plus tard, Lawson fut conduit comme prévu à la table d'Elliot, arriva à hauteur du paravent, son laquais avait l'air de tout vérifier pour lui, ce qui était plutôt amusant à observer. A croire que cet amiral n'était rien d'autre qu'un pauvre vieillard ne pouvait pas exécuter des tâches simples sans l'aide d'un sous-fifres. Elliot décida enfin de baisser son journal, prenant bien le temps de le replier soigneusement, afin d'avoir une meilleure visibilité et ainsi d'analyser ce dit amiral du regard.
Et bien, c'est qu'il n'était pas tout jeune le pourfendeur de pirate. Pas un vieillard, non, mais à en juger par les quelques cheveux cendrés qui striaient sa chevelure corbeau, il venait à peine d'entamer le processus infernal de la cinquantaine. Ce détail ne fit qu'un tour dans l'esprit d'Elliot, comme quoi, obtenir du pouvoir de façon légal vous prenez un bon nombre d'années, quel ennui. D'allure droite, sévère, un corps et esprit bourré de discipline, de rigueur et autres principes assommants. La prestance de l'amiral fit rejaillir des souvenirs qui ne lui plaisait guerre, la vision de son père aussi froid qu'austère lui dictant chacune de ses conduites, cette voix à l'accent cinglant venimeux qui résonna soudainement dans sa tête. Accent qu'il avait malgré lui hérité après une éducation exclusivement faite par son paternel après ses dix ans. Et en vérité, il commençait tout juste à s'efforcer d'éviter cette façon de parler, cette attitude hautaine qu'il adoptait parfois avec Shaé ou autres membres de son équipage quand il était soudainement de mauvaise humeur, il refusait pas devenir comme son père...Mais quand l’éducation est encrée en vous, c'est comme lutter contre soi-même.

Le larbin vint alors tirer la chaise de son maître, comme si il ne pouvait pas le faire tout seul. Lawson s'assit tranquillement, prenant ses aises. Elliot le fixa tout du long, intensivement, comme si il cherchait déjà à desceller un point faible chez son adversaire, ce qu'il faisait à chaque nouvelle rencontre. Mais il semblerait que cet homme était une forteresse à lui tout seul, un esprit muré, fortifié et surveillé, intéressant. Il était clair que le royaume ne l'avait pas choisit au hasard, il devait avoir beaucoup d'expérience et un esprit plutôt robuste pour arriver à un tel poste. Enfin un peu de divertissement dans ce monde de faibles d'esprit, le défi appelle le loisir et l'adrénaline, ce qui était la vraie drogue du Capitaine des Savants.
L'Amiral le salua poliment d'un léger signe de tête, choisissant le geste plutôt que la parole, bon choix, économiser sa salive au lieu de prononcer les saluts basiques était une bonne chose. Quand à Elliot, il se recula lentement dans sa chaise, prenant cette posture qui le caractérisait, croisant les jambes tout en posant l'avant-bras sur le dossier, mais toujours de manière élégante. Une posture qui détruisait tout principes de bienséance, mais qui respirait la provocation et la supériorité. Posture peut être habituelle mais un peu forcée intentionnellement, en effet, vu l'esprit métallique que s'était apparemment forgé cet homme, Elliot commencerait par le tester, le titiller un peu afin de faire tomber les masques. Étape une, la provocation. Et ici, il était clair que ce cinquantenaire était attaché à ses principes nobles tel un parasite. Elliot en avait rien à faire de passer pour un sale gosse, car c'est ce que comptait une partie de lui, ça ne le dérangeait pas, et pour cause, rien que l'idée qu'il possédait plus de temps à vivre biologiquement que cet homme lui faisait déjà se sentir supérieur.

Elliot pris néanmoins l'initiative d'élever la voix, d'attaquer le premier, franc, de ce ton diaboliquement calme et détendu qui ne rassurait personne en ce monde et témoin d'une extrême confiance en lui. Cette voix de velours, feutrée, envoûtante comme le sifflement d'un cobra.

« Et bien, si l'ont m'avait dit que l'Amiral en chef était assisté de la sorte, je ne l'aurais pas cru. »


Le Capitaine des Savants, affichant toujours ce léger sourire amusé, saisit le journal posé sur le bord de la table, le déplia simplement une fois afin de pouvoir lire seulement la une. Il continua, citant quelques lignes tout en les suivant de l'index.

« ''Un grand homme, rigoureux, sachant endosser des responsabilités colossales. Joffrey Lawson, une bénédiction pour notre peuple, l'avenir du pays est désormais entre de bonnes mains... '' »

Elliot effectua un léger soupire d'amusement accompagné d'un petit ''Ahlala...'' à voix basse, il déplaça le journal d'un geste las sur la table de derrière, afin de laisser plus d'espace. Il continua alors, de ce même ton languissant.

« Les médias, de véritables vautours baratineurs n'est-il pas ?»

Prononçant cette phrase tout en s'avançant de nouveau sur sa chaise, posant ses coudes sur la table, joignant les mains afin de poser sa tête calmement dessus. Plissa les yeux, toujours ce léger sourire en coin, tentant de nouveau de sonder l'âme de son vis à vis, sans aucune peur ni gêne de croiser ce regard glacial. Puis d'un geste rapide de la main droite, alors qu'un serveur passait non loin de la, il claqua des doigts, sans pour autant détourner les yeux de Lawson. Le jeune serveur s'approcha docilement.

« Apportez les menus je vous prie. »

Lançant tout de même un regard en coin à l'employé, qui ne perdit pas de temps pour s’exécuter et partir d'un pas rapide en direction des cuisines après une rapide courbette.
Enfin, le moment qu'avait attendu Elliot depuis quelques semaines, ce moment de défi et de divertissements soudain qui le rendait aussi vif qu'un prédateur traquant sa proie. C'était maintenant que tout se jouait, c'était maintenant que son rôle dans l'avenir de la piraterie entrait en scène, les dés était jetés, la valse des monstres pouvait commencer.


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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Lun 8 Sep - 23:27

L’arrogant.

L’amiral observa l’animal aux airs reptiliens en soulevant légèrement un sourcil.

Ainsi préférait-il attaquer par la provocation ? Voilà qui était peu… original.

Lawson avait dû mater bien plus de jeunes coqs au cours de sa vie que de pirates, et pourtant son carnet de chasse était bien fourni. Il n’était pas rare qu’apparaisse soudainement un jeune impétueux, plus courageux qu’intelligent, avide de faire ses preuves.

Il se trouva fortement déçu. Lui qui avait cru faire face à un homme fin, et même potentiellement intelligent…

Il en fut presque peiné. Il aurait pourtant pu échanger certaines informations avec lui, s’en faire un allier potentiel, une connaissance qu’il n’aurait pas forcément voulu perdre, malgré son statut de pirate.
En cet instant, pourtant, il n’était à ses yeux qu’un enfant trop gâté et impoli. Et il haïssait l’impolitesse.
Eh bien, il n’aurait qu’à le classer dans la liste des hommes à abattre sans sommation. Ce n’en faisait qu’un de plus.

Il laissa le jeune homme lancer ses premières piques et tâter ses réactions comme le ferait un chat contre un coussin.

Il souriait, comme si la situation était pleine d’humour.
Or Joffrey Lawson n’était pas homme à rire.
Il n’était pas plus homme de qui on pouvait se permettre de rire non plus.

Il le laissa parler tout son saoul, prendre les rênes du jeu. D’ailleurs, Lawson attendait simplement qu’il termine de poser les premières impressions qu’il choisirait de lui laisser. Méthodique, il notait chaque mot, chaque inflexion, chaque mouvement du jeune homme en face de lui.

Nous partions donc sur l’arrogance, la provocation, et l’insolence.

Trois choses qu’il supportait difficilement.

Lorsqu’enfin il cessa de parler, après avoir renvoyé un employé et adopté une attitude désinvolte, l’amiral posa lentement sa main droite, gantée, sur la table. Il congédia son valet d’un simple geste de l’autre main, puis la fit prendre place, elle aussi, sur la nappe blanche.

- Je dois avouer m’être attendu à… autre chose.
Il se tut quelques instants, leva lentement la main et se saisit du journal, qu’il déplia lentement. Son regard négligemment baissé vers les titres, il parla d’une voix distante, comme plus concentrée par les mots que par la présence.

- Je ne suis pas certain de concorder sur certains points avec vous. Les médias ont eu la clairvoyance de prendre mon parti. Je connais des hommes moins avisés que vous qui ont fait le même choix… Ou du moins, ne puis-je que supposer que vous êtes avisés, aux vues de votre position… mais peut-être me suis-je trompé.

Il tourna une page, continua sa lecture, le plus tranquillement du monde.

- Mais j’accorde tout de même qu’il leur arrive de commettre des erreurs. Je crois me souvenir d’un scandale, il y a quelques années…

Il n’en dit pas plus. Tout était une question de dosage, toujours. Et pourtant il était connu pour avoir la main lourde.

- Quand à mon âge avancé, jeune homme, je dois vous avouer qu’il peut représenter un certain handicape. Oh, je ne doute certes pas de ma force, de mes réflexes ou de mes armes, non, ils ont fait leurs preuves. Mais ma tête, elle, se fait vieille. J’avais, par exemple, oublié de le prévenir de notre entrevue.

Il replia la page d’un geste souple, posa le journal sous sa main gauche.

- Mais je ne doute pas que transmettre vos doux saluts à Léonard ne manquera pas de le faire sourire. Enfin, continua-t-il après un court silence ponctué d'un long regard mortellement sérieux, si ma pénible mémoire permet de m’en souvenir.

Il fit glisser le journal sur la table et le retourna à sa place initiale.

Un serveur arriva à cet instant avec une bouteille de vin rouge. Il les servit en silence et s’en alla rapidement, avant même d’attendre leur approbation.

Lawson se saisit du verre et en observa la robe, la faisant virevolter gracieusement.

- Mais elle me joue des tours, vraiment. Par exemple, j’étais persuadé qu’on m’avait parlé d’un homme capable. Ambitieux. Intelligent. Plein de ressources. Mais peut-être qu’en plus de vieux, je deviens sourd ? Je dois me rendre à l’évidence. Un homme aussi plein de qualités admirables ne peut se présenter comme étant un enfant capricieux qui, visiblement, préfère insulter son invité que d’entrer dans le vif du sujet pour trouver un accord avantageux pour les deux partis. Peut-être devrais-je m’en aller immédiatement ?


On réapparut avec les menus en main, qu’on disposa agilement en face d’eux. Ne touchant même pas au sien, Lawson leva ses deux mains jointes devant ses lèvres et étudia le jeune homme.
C’était à Van Tassel de choisir le ton – et la saveur – que prendrait le reste de leur entrevue.
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Mar 9 Sep - 5:08

Etape deux : l'observation. La, nous y voilà. L’agacement, l'outrance, la frustration, la déception. Tout ce flux d'émotions diverses pouvait se lire clairement dans les yeux du grand homme. Ces sourcils levés, cette patience tranquille, laissant poliment le soin à Elliot de terminer ses petites pinailles théâtrales. L’évidente confiance en lui-même, assurance qui penchait en prétention, certifiant subjectivement que le pauvre capitaine pirate n'était rien d'autre qu'un microbe qui devait se méfier de sa personne, se soumettre avant de venir le taquiner de la sorte. Technique classique d'intimidation. Technique qui ne marchait pas sur Elliot, et pour cause, d'une il ne se soumettait à personne et de deux il avait prévu cette éventualité de réaction de l'Amiral. Il avait en effet anticipé, calculé, chaque chemins envisageables qu'aurait put prendre celui ci suite à cette petite provocation, assurant ainsi de ne pas être surpris. Et il ne l'était pas, économisant ainsi sa concentration, l'utilisant pour l'observer plus minutieusement.
Il laissa donc, à son tour, calmement, la parole à L'Amiral, d'une force tranquille, cet air toujours légèrement amusé. Il semblait douter d'Elliot, douter de son intellect. Il devait certainement croire qu'il avait devant lui un simple jeune effronté manquant d'expérience. Évidemment, l’expérience jouait dans la balance, sans aucun doute. Vingt-trois ans contre une cinquantaine, la différence était flagrante et l'Amiral n'avait pas manqué de sous-entendre sa supériorité en tant qu’aîné. Cependant l’expérience n'était pas synonymes d'intelligence, Lawson se basait sur des principes qui tanguaient au stéréotypes, et les clichés n'étaient pas des choses sur lesquelles se raccrocher. Et ici, en l’occurrence, l'âge ne faisait pas la personne, le physique ne faisait pas l'âme, l'habit ne faisait pas le moine. Elliot était le représentant trait pour trait du stéréotype faux, et ça, une chose était sur, Lawson ne l'avait pas perçu. Tout se passait comme prévu.
Tout...hormis un petit détail qui piqua son attention, interpellation qui ne s'afficha en rien sur le visage d'Elliot mais qui ne manqua pas de se tordre légèrement mentalement. En effet, le nom de Léonard résonna dans la voix rauque et grave  de L'Amiral. Elliot ne connaissait qu'un seul et même Léonard, son propre père, ou le monstre qui avait tué de sang froid sa mère treize ans plus tôt, qui avait réussi à s'en sortir indemne, innocent, tout en faisait passer son fils comme indigne aux yeux de toute la cour royale après que celui ci ait tenter de clamer désespérément la vérité. Le visage du Capitaine des Savants ne cilla pas pour autant, non. Après avoir ranger rapidement ses émotions de côté tout en s'attardant sur la question, ce n'était pas si étonnant que ça. Cela était même parfaitement normal que l'Amiral ait ainsi des contacts direct avec la haute-noblesse. Toute la cour était bien évidemment au courant des intentions et promesses faites par l'Amiral au sujet des pirates et était encore plus au courant de l’identité et des origines du Capitaine des Savants, son géniteur le premier. Il n'était donc absolument pas surprenant que cet enflure soit venu un jour à la rencontre de Lawson, lui exposant sa version suintant le mensonge, tout en le mettant en garde des capacités de son fils. Aaah si seulement Lawson savait la vérité, si seulement il était prés à y croire comme aurait dut faire tout les autres à cette époque...Mais aujourd'hui, Elliot avait abandonné l'espoir et l'idée qu'on le croit un jour, décidant au contraire de tuer à son tour le véritable fautif de l'histoire.

Les paroles de l'Amiral se finalisèrent par une petit avalanche de question à lui-même. Doutant fortement encore et toujours, faisant bien part de sa déception aux Capitaine des Savants. Déception qui était pour ainsi dire...réciproque. Oui réciproque, car  l'amiral venait de tomber tout droit dans un de ses pièges basiques et n'en avais pas descellé le moindre artifices. Pensant que ce qu'il venait de voir était la vraie nature d'Elliot, alors que tout ceci n'était qu'un simple petit test. Personne ne connaissait Elliot réellement, personne était capable de prévoir ses actions et réactions à la perfection, car il possédait une multitude de masques, une multitude de facettes qu'il s'était fabriqué inconsciemment afin de se protéger, comme si il était possédé par une assemblée de démon tout entière, en proie à un puissant côté lunatique. Personne ? A part peut être quelqu'un...celui qu'il l'avait éduqué, qu'il l'avait forgé de ses mains de fer et qui le connaissait par cœur, son propre père...et c'était une des raisons pour lesquels il en avait au fond peur.

Le changement fut fulgurant, si soudain et tellement troublant qu'on aurait presque cru qu'il devenait quelqu'un d'autres. D'un mouvement las, élégant, noble, il se redressa dans sa chaise, gardant ses jambes croisées, se plaça, droit, posant ses mains l'une sur l'autre sur son genou droit. Son sourire ne s’effaça pas pour autant, s'affaiblissant simplement, devenant plus une légère esquisse ironique qu'un véritable sourire. Son regard perdit cette étincelle joueuse, laissant un néant hypnotisant y conquérir son iris d'encre. On pouvait presque également percevoir cette aura sombre et oppressante qui flottait autour de lui, comme si le diable lui même venait brusquement de prendre possession de son corps.
Prenant ainsi bien le temps de lui répondre, parlant lentement, d'un ton tellement plus sombre, ténébreux et..effrayant que le précédent.

« Allons allons... »

Il marqua une pause voulue, saisit calmement son verre de vin fraîchement servie, fit lentement tournoyer le cru à son tour. Le porta ensuite à ses lèvres pour en prendre une gorgée, respectant désormais à la lettre les principes d'éducations et ses multiples détails qui l'agrémentait, n'ayant rien perdu de cette époque.
Il reposa délicatement le verre à pied sur la nappe. Puis continua enfin.

« Ne soyez pas inquiet, votre mémoire tout comme votre ouïe n'est en aucun cas défaillante... »

Marquant une nouvelle pause, claquant une nouvelle fois simplement des doigts, attirant de nouveau l'attention du serveur, qui s’avança aussitôt, au petit soin.  Elliot lui tendit le menu sans même l'avoir ouvert.

« Je prendrais comme d'habitude si possible...Je vous rappellerais à l'occasion dés que mon invité aura fait son choix. »

Le serveur s’éclipsa aussi vite qu'il était apparu, sans un bruit. Elliot quand à lui reposa de plus belle son regard de jais sur l'Amiral, et reprit sa phrase précédemment laissé en suspend.

« Tout ceci n'était qu'un test rassurez vous, et je tiens à m'en excuser si cela vous a offusqué. Cependant je dois me permettre de vous confier que je ne suis pas réellement surpris du résultat... »

Oui, il le tenait au courant. Car en réalité, sa déception s'était presque transformée en pitié et avait jugé aucunement dangereux de lui en toucher deux mots, mais plutôt nécessaire pour faire naître une sorte de confiance, tout en sachant que ce petit test n'était qu'une de ses multitudes façon de forcer une personne à se dévoiler. Il continua quelques secondes plus tard, toujours de cette même attitude noble et respectueuse fraîchement adoptée.

« Bien, reprenons à zéro voulez vous ? Je vous confirme, je suis bien Elliot Van Tassel, Capitaine des Savants, enchanté. »

Il continua après avoir montrer d'un léger geste élégant le menu encore présent devant l'Amiral et qui n'attendait qu'une chose, être lu.

« Je vous invite cependant à commandez ce qui vous fera plaisir, je m'occuperais de l'addition. »

Étape trois : La manipulation. Du moins il tenterait.


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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Sam 13 Sep - 20:43


Un test.

Lawson avait vécu toutes sortes de testes au cours de sa vie. Certains avaient recours à ses forces physiques. D’autres à son sens moral. Quelques-unes à son intelligence. D’autres, plus rares, à ses manières.

Il semblait entendu qu’il aurait à en passer un aujourd’hui, de même qu’il était évident qu’il serait aussi examinateur. Voilà un sujet d’étude, cependant, qui se révélait fort intéressant.

Le jeune homme s’était redressé et avait adopté une attitude plus digne. Son visage n’exprimait plus tant d’arrogance, mais un sérieux qu’on aurait pu méprendre pour du respect si on n’y prêtait pas attention. Mais le respect était une chose que Lawson ne pouvait, ne savait pas oublier.

Et ce jeune homme n’en avait pas pour lui.

Enfin… pas encore.

Au moins prouvait-il qu’il savait se tenir, ou le montrait-il par ce changement d’attitude. Le voilà poli, courtois, mondain. Ainsi donc l’Amiral était invité à manger ? C’était fort généreux de sa part. Mais il n’avait pas l’habitude de manger devant ses amis, alors ses ennemis…


Elliot Van Tassel promettait d’être un homme plein de ressources. Il ne fallait pas le laisser se ranger dans cette triste catégorie antagoniste, non. Oh, ils ne seraient jamais amis. Mais collègues, ça…. Il pourrait peut-être le tolérer.


Si le respect était réciproque. Et autant il était certain que le Capitaine n’en avait pas pour l’Amiral, autant ce dernier ne désirait pas lui faire cette faveur.


Il savait que cette chose fabuleuse qu’était le respect se gagnait, bien souvent, par la peur, et là se trouvait précisément le problème de son voisin de table : il n’avait pas peur de lui.


Cela devait changer.

L’amiral, cependant, n’avait pas envie d’intimider l’homme par la menace ou la force. Il se doutait que ça ne marcherait pas. C’était le problème, avec les hommes intelligents : ils ne vous facilitaient pas la vie, il fallait réfléchir pour interagir.

Et Joffrey Lawson adorait ça.

- Reprenons à Zéro, muta-t-il simplement. J’ai malheureusement tendance à considérer qu’une fois que l’encre a taché la page, plus rien ne peut l’y effacer. Un beau paragraphe peut cependant faire oublier l’erreur précédente… Je vous remercie pour votre invitation, mais je suis au regret de la décliner. Je n’ai… pas faim. Le vin, en revanche, est excellent.

Il fit danser le liquide une fois de plus dans le verre en se félicitant rapidement de sa prévoyance. Son valet n’était pas seulement là pour empêcher les gêneurs de lui faire perdre son temps ou gaspiller sa salive. Il était un excellent testeur d’aliment.

Si une vie devait s’achever dans ce restaurant ce jour-là, ce ne serait pas celle de l’Amiral.

- J’aime tout particulièrement la couleur rouge, savez-vous ? Je la trouve… Vivante. Elle appelle le regard comme un soleil qui se couche ou un astre qui se lève. Teinte glorieuse, vraiment. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est elle qui m’a attiré dans les forces, mais l’uniforme a quelques charmes, je dois dire.

Il porta le verre à son visage et bu tranquillement une longue gorgée qui raisonna presque entre eux.

Reposant l’objet, il ne le lâcha cependant pas, admirant le reflet de son gant contre le verre.

-
Van Tassel, Capitaine des Savants. Je n’ai pas autant entendu parler de vous que je l’aurais désiré. Mais je remédierai à cela. Je suis l’humble serviteur de notre nation, le récemment nommé Amiral J. Lawson. Quand à dire si je suis enchanté… je réserve mon opinion pour le moment.

Rejoignant ses deux mains en face de lui, Lawson se pencha très légèrement en avant. Il ne souriait pas, et ses sourcils étaient très légèrement froncés, à la manière de ceux qui se concentrent sur un point éloigné.

- Je dois avouer, reprit-il alors, que vous avez le mérite de m’intriguer. Sans aller chercher dans les vieilles rumeurs concernant votre…. Tragique… passé, ce que vous êtes aujourd’hui prouve que vous avec plusieurs… facultés. Des moyens qui pourraient me servir, si nous venions à décider d’un commun accord.

L’Amiral choisit cet instant pour tirer une montre à gousset de sa poche. Il l’observa calmement un instant puis repris, sa la lâcher du regard :

- Vous ne vous leurrez pas, j’imagine, sur les raisons de ma présence ici. S’il venait à se savoir que l’Amiral dîne avec un… pirate, ma réputation en serait sévèrement altérée. De même que j’imagine que si vos… compagnons… étaient au courant de tout ceci, la vôtre - si vous en avez, ce dont je ne doute pas – aurait également à subir quelques commentaires dont vous n’avez pas besoin. Non. Je suis ici en qualité d’homme d’affaire, pour tâter le terrain d’un intérêt qui pourrait s’avérer commun.

Il rangea l’objet et releva son regard sombre, noir, glacial vers l’homme.

- Du moins était-ce là mon but premier. Je n’en suis cependant plus certain.

Non. Les espoirs qu’il avait fondé en ce jeune coq s’étaient quelques peu refroidit avec l’entrée en matière dénuée de style de ce dernier.

- Cela dit, termina-t-il dans un silence mortel d’examinateur vertéré, on dit de moi que je suis un homme généreux et compréhensif. Je suis prêt à entendre la raison de votre présence ici.

Bien. À lui d’écrire un paragraphe à leur histoire commune, ou cette dernière trouvera sa fin au prologue.

Et l’Amiral ne se contenterait pas d’un résultat moyen, non.

Il voulait une raison pour le respecter.

Et se faire respecter de Joffrey Lawson n’était pas chose facile. Encore moins quand on l’avait offensé.
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Mer 24 Sep - 22:06

Décidément, ce petit test avait réellement bouleversé notre Amiral. Pour lui c'était une erreur impardonnable de se montrer provocant envers qui que ce soit. Seulement, il ne se rendait pas compte à quel point c'était utile pour forcer une personne à se dévoiler, la preuve, Lawson insistait toujours autant sur le sujet, affichant ainsi ses valeurs et principes au grand jour...et puis, qu'est ce que c'était amusant d'observer cette frustration et déception impulsive chez lui. Pour Elliot qui avait l'habitude de maîtriser quotidiennement ses émotions, c'était presque fascinant de voir cette impulsivité chez les autres, et ne comprenait parfois même pas comment certains était capable d'aussi peu de maîtrise d'eux-même, par exemple, celle inexistante du capitaine des Bêtes.
Néanmoins, il semblerait que son changement de masque avait apaisé les réticences de l'Amiral en chef, mais de la à changer son premier opinion sur Elliot, sûrement pas. Tant mieux. Qu'il continue à voir en lui un simple sale gosse si ça lui chantes, ça lui retomberas forcement dessus un jour et il comprendra alors qu'il ne s'en est pas assez méfier.
Il n'avait pas faim ? Après tout rien d'étonnant, à en juger par son valet qui goutta avec précaution le vin avant lui, prenant apparemment le risque de s'empoisonner à la place de son maître, encore faut il bien évidemment que le vin soit empoisonnée. Si Elliot avait eut l'intention de le tuer durant cette entrevue, il aurait choisit des méthodes bien plus discrète et tordues que du simple poison dans les aliments. Décidément l'amiral sous-estimait cruellement le capitaine des Savants...du moins pour l'instant.
Oooh ? Le voilà qui entame inutilement la conversation sur la couleur rouge, étrange, mais bourrée de sens. "Une teinte glorieuse qui appelle le regard comme un soleil qui se couche" ? Dans sa bouche ces paroles sonnaient faux. S'empêchait t-il de dire que cette couleur lui rappelait plutôt celle du sang ? Du moins, c'est bien ce qu'en pensait Elliot. Cela lui rappelait le sang et éventuellement le vin, mais certainement pas...les uniformes militaires. Question de principes et de préoccupations.
Il écouta sagement la suite des paroles de Lawson, celui ci se présenta poliment à son tour, comme le voulait les règles basique de bienséance. Jusqu’à ce qu'il mettent encore ce petit détail sur le tapis. Elliot plissa légèrement les yeux quand ces mots vinrent à ses oreilles. Tragique passé....bien sur. Il ne savez rien, rien du tout, personne ne savait la vérité à part l'assassin et Elliot lui même et était donc le seul à savoir que ses accusations passées était vraies. Même lui, l'Amiral en chef, soit disant pourvu d'une intelligence et justice sans pareil, se rangeait du côté d'un coupable innocenté sans même s'en rendre compte. Si il savait à quel point son peuple, et plus particulièrement la haute-noblesse, regorgeait de type comme son père, des personnes jouant de leurs titres pour obtenir n'importe quel innocence et se prendre pour des dieux. Lawson perdrait bien vite sa foi en la justice.
Elliot n'afficha rien pour autant, se contenta de ne pas broncher suite à ce petit pique que l'amiral aimait apparemment bien utiliser, se contentant d'ignorer une seconde fois. Mais pas de panique, tant que son père n’apparaîtrait pas devant lui, il ne perdrait jamais son sang-froid.
Lawson semblait...s'impatienter, alors qu'il sortit sa propre montre à gousset. Ooh, le temps lui paraissait long ? Qu'attendait il ? Les négociations ? Mais quelle négociations pauvre bougre, comment avait il put croire qu'Elliot voulait réellement offrir ses services d'informateurs directement à l'ennemi. Lui offrir ses services ne signifiait pas une trêve, ou même un poste de corsaire, non, il savait que l'amiral une fois avoir obtenu ce qu'il voulait, allait s'empresser de trouver un moyen de le faire couler, lui et son équipage. Elliot était un pirate, et Lawson ne ferait pas l'impasse . Certes, les équipages concurrents étaient toujours un frein d'une manière ou d'une autres pour Elliot. Mais tant qu'un d'entre eux ne venait pas embêter son petit business ou passait à l'attaque, il ne représentait pas une gêne particulière. Donc aucune raison de les faire couler...contrairement à l'amiral. Oui l'équipage des Savants était plus pacifique qu'on ne le croyait et semblait surtout avoir le sens des priorités.
Elliot écouta juste au bout bien gentiment les nombreuses paroles de l'amiral qui se faisait apparemment une joie d'utiliser sa salive. Le capitaine des savants commença par un léger sourire calme en guise de réponse, pour enfin prononcer ses mots.

« Ne vous en faites pas pour ma réputation, je doute qu'elle puisse tomber plus bas. Mon équipage n'a pas à discuter de mes agissements, puisqu'ils y trouvent eux-même un intérêt commun. »

Il était vrai. Sa réputation était tel, qu'il n'avait plus rien à perdre. Enfant indigne à la cour royale, disciple du diable pour les citoyens, jeune homme capricieux, intransigeant et lunatique pour son équipage. Quoi de pire ? Mais cela n'empêchait pas son équipage de lui obéir presque au doigt et à l’œil, surtout quand leurs motivations principales était l'argent et le luxe qu'il leurs offrait en échange. Rien de mieux pour garder des personnes sous sa botte. Mais ils n'étaient pas entourer que par ce genre d'individus, il en fallait également de confiance, plus proche, pour mener tout ce petit monde. Et quoi de mieux par exemple qu'une asiatique aux qualités combatives remarquables qui s'était éperdument entiché de vous...Tsh, les faiblesses de l'amour.

« ...Car, si l'on peut dire, vous représentez une sérieuse et nouvelle menace pour toute la piraterie. »

Bien entendu, ce qui était vrai. L'ordre national, l'autorité en elle même, aucune personne épris de liberté n'aimait ça. C'était un problème à résoudre, pour chacun d'entre eux, et vite. La potence, oui, la menace basique, la peur de la mort en elle même. Mais qui n'avait pas peur de la mort dans ce monde ? La mort oui, mais l'amiral n'était en rien semblable à la faucheuse, il n'était qu'une menace comme toute les autres, qu'il fallait gérer pour survivre. Si ce qu'il voulait réellement, c'était que sa personne soit associer à celle de la mort...c'était perdu d'avance, car on peut contrer la menace humaine, pas celle de la mort.

« Il est donc normal, que j'accepte un éventuel accord. Tout le monde sait qu'il faut garder ses amis proche de soi...mais ses ennemis encore plus...c'est pour ça que je suis ici, et vous de même je n'en doute pas. »

Il n'y avait pas besoin de lui faire un dessin, c'était clair comme de l'eau de roche, et il ne doutait en aucun cas de la raison de la présence de l'amiral ici même.
Elliot se pencha à son tour, appuyant ses coudes sur la table, posant sa tête sur ses mains ou ses doigts s'entremêlaient, plissa les yeux, le sondant du regard, prouvant ouvertement qu'aucune étincelle de peur ne naissait dans son esprit.

« Cependant... »

Soudainement l'air mortellement sérieux, sombre, effrayant.

« Si vous vous attendez à ce que je me soumette, sachez que ce n'est pas mon genre...On ne gagne pas mon respect en claquant des doigts, et j'ai bien sentit que c'est ce que vous convoitez parallèlement... »

Évidemment. C'était un amiral fraîchement promu, son envie d'être respecté de tous était une évidence, cette envie reflétait sûrement une sorte de besoin de reconnaissance, de récompense après un tel parcours, justifiant sa fierté débordante d'être placé à la tête de toute une armée. Citoyens, comme pirates ou tout autres genre d'hors la loi, il désirait que tout ces individus le respecte...Mais il s'attendait à quoi ? Que tout ce peuple s'incline docilement, s'aplatissent au sol comme des chiens intimidés lorsque qu'il défile devant eux ? Les choses n'étaient pas si simple, surtout pour des personnes ayant une détermination à garder leurs libertés comme les pirates, peu importe les événements.
Elliot se recula dans sa chaise, abandonnant au passage son expression intimidante aussi vite qu'il l'avait adopté. Il claqua une nouvelle fois des doigts, le serveur revint rapidement. Il lui indiqua d'annuler le repas pour lui et son invité et d'amener ce qu'il avait demander. Le serveur s’exécuta rapidement, se dirigeant vers l'arrière boutique. Elliot revint rapidement à Lawson, prenant son temps.

« Laissez moi vous proposez quelque chose...»

D'un timing presque parfait, deux serveurs revinrent, portant une table d'échec, qu'ils installèrent silencieusement non loin de leurs tables. Plaçant rapidement les pions sur l’échiquier, pour de suite s'éclipser aussi vite qu'ils étaient venus.
Tout en montrant d'un léger geste las l'objet en question, Elliot continua.

« Mettons mon estime pour vous en jeu voulez-vous ? Si vous gagnez, vous obtenez mon respect, si vous perdez, jamais je ne me soumettrais à votre...autorité. Sans pour autant réduire à néant une possibilité d'accord.»

Le jeu d'échec. Une des spécialités d'Elliot. Il n'avait pas peur de perdre, oh ça non, au contraire, il savait pertinemment qu'il gagnerait. Ses compétences en ce jeu était sûrement équivalente ou même supérieur à ses capacités combatives, et ce n'était pas des moindres. Mais la n'était pas la question, qu'il gagne ou perde, jamais il ne se soumettrait face à Joffrey Lawson. Le véritable but de cette partie était d'une, d'évaluer la logique et l'intelligence de l'amiral, de deux, prouver ses propres compétences intellectuels à son égard, et de trois...enfin peut être avoir un adversaire à sa taille, et donc, s'amuser un peu. Le soit disant respect mit en jeu n'était qu'un prétexte idiot pour le motiver. Mais Elliot savait bien évidemment que l'amiral comprendrait à un moment ou un autre que cette partie n'était que futile.

« Cela peut vous paraître absurde je le conçois, mais j'ai jugé cette méthode comme étant la plus rapide et efficace pour que nous trouvions un terrain d'entente. Vous êtes intelligent, je le sais, alors pourquoi ne pas me le prouver ? Et quoi de mieux qu'un jeu demandant un grand niveau de réflexion pour faire ses preuves...»

Choisir l'évaluation plutôt que la manipulation, c'était plus prudent. La manipulation était pour les esprits faibles, or il était certains que la personne en face de lui en possédait un fort. Il ne fallait pas dépenser de l'énergie pour rien obtenir en retour. La réelle priorité était d'évaluer ses compétences, avoir un aperçu, savoir à qui avoir à faire...pour ensuite faire un rapport durant la réunion prévue à cette effet. Elliot s'était en quelque sorte dévoué pour dégager le terrain, jugeant qu'il était la personne la plus apte à le faire. Ce n'était pas réellement son genre de faire de la charité de la sorte, mais la recherche d'adrénaline le motivait plus qu'autre chose.

« Et puis...vous semblez connaître la haute-noblesse aussi bien que moi, il n'y a donc aucun risque que vous n'ayez jamais joué au jeu le plus pratiqué de l'aristocratie si je ne m'abuse ? Le contraire me décevrait quelque peu...»

Quelle déception en effet si il refusait ou encore pire, ne savait pas jouer

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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    Ven 17 Oct - 11:26

Quelle proposition.... alléchante.

Le visage de Joffrey Lawson eut un très léger spasme, au bord de sa lèvre droite. Elle se souleva de quelques millimètres. Il aurait fallut bien le connaître pour savoir qu'en cet instant, il exultait.

Enfin, une bonne idée! Un jeu d'échec. Un jeu raffiné, d'hommes intelligents.

Il fit un geste de la main, invitant à investir la table devant eux. On s'activa rapidement à retirer la faïence, les verres, les mets de la table, et on y posa un lourd plateau. On avait d'office tourné la chose de sorte à ce qu'il soit celui qui ouvre le jeu, et ne s'en plaint pas. Il était évident que son opposant était un habitué.
Et quelque chose laissait penser que Van Tassel était certain de sa victoire.

Mais cela n'intéressait pas vraiment Lawson. Oh, il ne se laisserait pas vaincre facilement. S'il pouvait lui arracher une victoire, il le ferait, sans aucun doute. Il ne s'était pas fait battre depuis longtemps, d'ailleurs. Il se battrait, comme toujours.
Mais il voulait voir.
Voir les réflexions. Les étincelles d'intelligence au fond de son regard. La grâce de ses mouvements. Saurait-il parler en jouant? Mieux, pourrait-il parler de choses intéressantes, fascinante, ou joueraient-ils en silence?

Était-il intelligent?

"Prouver mon intelligence? Bien. Mais faites-moi plaisir, prouvez-moi la votre"


Et sur ce, il poussa son premier pion.



(oui c'est un peu court, je m'y remet gentiment...)
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MessageSujet: Re: Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés    

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Lawson-Van Tassel / Entre Hommes Raffinés
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